A la veille du Brexit, la Grand-Place de Bruxelles s'est mise à l’heure britannique

La Ville de Bruxelles avait décidé de plonger sa Grand-Place dans un décor britannique (photo), jeudi à partir de 16h à la veille de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, pour son événement "Brussels Calling". La capitale de l’Europe entendait ainsi souligner sa longue amitié avec les Britanniques en organisant plusieurs activités.

Les façades de la Grand-Place de Bruxelles ont endossé les couleurs de l'Union Jack dès la tombée de la nuit et jusqu'à 21h, alors que les groupes Celtic Seven, High Trees et la fanfare Celtic Passion Pipe Band faisait résonner leurs cornemuses et instruments traditionnels sur des airs anciens dès 16h.

Une cabine téléphonique rouge avait aussi été installée pour permettre aux curieux de se filmer et partager leur vidéo. Les célèbres Sherlock Holmes et Watson étaient aussi de la partie, alors qu'un taxi londonien s'était garé dans la cour de l'Hôtel de Ville.

Le Manneken-Pis portait quant à lui le costume de John Bull qui lui avait été offert le 24 avril 1972.

Le trio présidentiel de l'UE en retraite dans la maison de Jean Monnet

Les présidents des trois principales institutions de l'Union européenne - l'Allemande Ursula von der Leyen (Commission), le Belge Charles Michel (Conseil) et l'Italien David Sassoli (Parlement) - se réunissaient jeudi dans la maison d'un des pères fondateurs de l'Europe, le Français Jean Monnet, pour débattre de l'avenir de l'UE et de ses défis géopolitiques.

C'est à Bazoches-sur-Guyonne, une petite commune d'Île-de-France à l'ouest de Paris, que le trio parlait de la future Conférence sur l'avenir de l'Europe, des transitions climatique et numérique, de la place de l'Europe dans le monde, notamment. Le cadre choisi était celui de la maison de Jean Monnet, demeure au toit de chaume propriété du Parlement européen et devenue musée.

Cette retraite présidentielle, qui fera l'objet d'une déclaration commune vendredi, intervenait au lendemain du vote attendu, au Parlement européen, de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, un épisode traumatisant pour la construction européenne mais à travers lequel l'unité des Vingt-sept continue de tenir bon.

"L'Europe est à l'aube d'un nouveau chapitre", commentait mardi le président du Parlement David Sassoli sans citer le Brexit. "Ces dernières années nous ont rapprochés, en tant que nations, institutions et peuples. Elles nous ont rappelé à tous que l'Union européenne était plus qu'un marché et une puissance économique, et qu'elle défendait des valeurs que nous partageons et défendons tous. Nous sommes ô combien plus forts lorsque nous sommes unis."

Avec le lancement prévu le 9 mai prochain de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, l'Union veut se réinventer en faisant participer les citoyens à un processus de deux années. Le Parlement et la Commission ont déjà indiqué comment ils l'envisageaient, avec plus ou moins de détails, mais les États membres (Conseil) cherchent encore leur position. Les trois institutions devront ensuite s'entendre sur la manière de mener cet exercice, qui pourrait déboucher sur une modification des Traités européens.

Charles Michel et Ursula von der Leyen
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Ursula von der Leyen et David Sassoli
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