Pour sortir de la crise, l'idée d'un gouvernement d'experts refait surface

Bart Tommelein, bourgmestre d’Ostende et candidat à la présidence de l’Open VLD propose que l'on nomme un gouvernement d’experts qui dirigerait le pays, le temps que les hommes politiques obtiennent un accord de gouvernement. Interrogé ce mercredi dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT), Bart Tommelein a fait référence à l’Autriche où des experts ont géré le pays de mai 2019 au début de cette année. Le seul problème en Belgique c’est que la loi ne le permet pas et qu’il faudrait la modifier.

Lorsque le gouvernement autrichien est tombé au printemps 2019, un gouvernement indépendant d’experts a pris le relais sous la direction de la chancelière Brigitte Bierlein. Ce gouvernement est même devenu le plus populaire depuis longtemps en Autriche.

Ce système a aussi été appliqué en Italie par exemple. Mario Monti, professeur et ancien commissaire à l'euro, a dirigé un gouvernement de technocrates en 2011 et 2012, ce qui a permis à l'Italie de traverser les moments les plus difficiles de la crise financière.

Bart Tommelein souhaiterait quelque chose de similaire en Belgique : un cabinet d'experts de haut niveau, éventuellement complété par des experts extérieurs. "Pendant que les politiciens négocient un accord de coalition. Car aujourd'hui, pour la deuxième fois en dix ans, nous sommes dans une situation où les négociations traînent en longueur. Des vetos sont mis, on rejette la faute sur certains et la population reste bouche bée. Cela devient inexplicable".

La proposition de Bart Tommelein reste cependant une fiction. En Autriche, la possibilité d'un gouvernement expert est inscrite dans la loi, en Belgique, ce n'est pas le cas. Il faudrait donc d'abord que la loi change. "Nous devons examiner cette option", déclare Bart Tommelein. "Si dans d'autres pays, ils organisent de nouvelles élections, mais ce n'est pas toujours une bonne chose non plus".

Geert Bourgeois : "La N-VA veut continuer à collaborer à la formation d'un gouvernement fédéral"

Mardi, au terme d'une audience de quatre heures, le Roi a prolongé la mission des informateurs d'une semaine, Joachim Coens (CD&V) et George-Louis Bouchez (MR) qui doivent désormais rendre leur rapport final le 4 février prochain. La N-VA veut continuer à collaborer à la formation d'un gouvernement fédéral, a assuré mercredi l'ancien ministre-président flamand Geert Bourgeois dans l'émission De Ochtend sur Radio 1.

"L'électeur a distribué les cartes et des formules sont possibles. Nous avons un mandat clair et nous sommes prêts à prendre nos responsabilités", a affirmé Geert Bourgeois en regrettant les propos critiques tenus par Paul Magnette.
La N-VA est un parti très responsable" qui fera tout pour réaliser, dans un gouvernement de coalition, la plus grande part possible de son programme, a encore indiqué Geert Bourgeois.

"Les informateurs estiment que cela a du sens que leur mission soit prolongée. Laissons-les donc faire leur travail. Aujourd'hui, nous avons un mandat des électeurs: cherchons des solutions jusqu'au bout", a-t-il conclu.

Bart Tommelein a quant à lui déclaré que son parti ne serait jamais un élément de blocage. "L'Open VLD ne sera d'aucune manière le facteur bloquant. S'il apparaît que nous ne pouvons pas appliquer nos propres points de programme, nous irons dans l'opposition", a-t-il asséné.

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