La police de Turnhout demande à la population de ne plus diffuser d’images de suspects sur les réseaux sociaux

Le week-end dernier, suite à une tentative de cambriolage d’une supérette à Turnhout (Anvers) les images des suspects ont été diffusée de manière sauvage sur les réseaux sociaux. La police de Turnhout demande de ne plus le faire, non seulement c’est punissable mais de plus cela nuit à l’enquête parce que les suspects risquent de détruire des preuves come des vêtements ou des armes que l’on voit à l’image.

Le week-end dernier une supérette de quartier avait été cambriolée ou du moins il y avait eu une tentative. Les images des suspects filmés par les caméras de surveillance ont été diffusées rapidement sur les réseaux sociaux, sans l’autorisation de la police. Cette dernière met les victimes ou les témoins de tels méfaits en garde.

"La diffusion d'images de suspects n'est pas seulement interdite par la loi parce qu'elle constitue une atteinte à la vie privée, mais aussi parce qu'elle peut nuire à l'enquête". C'est ce qu’a déclaré Rudy Remijsen à Radio 2 Antwerpen. "Le suspect sait qu'il a été filmé et peut alors faire disparaître des preuves, telles que des vêtements, des masques ou des armes que l'on peut voir sur les images".

Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés par les victimes ou les témoins d’une infraction. Ils y diffusent des images ou des informations sur des suspects or c’est à la police de prendre la décision d’une telle diffusion et pas aux victimes.
"Il n'est déjà pas toujours facile pour nous de prouver certains délits par manque de preuves. Si ensuite les preuves disparaissent parce que certaines images apparaissent sur les réseaux sociaux, c'est encore plus difficile", ajoute Rudy Remijsen.

Ce n'est que lorsque la police elle-même publie les images que les gens sont autorisés à les partager.
 

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