Le Roi devant les corps constitués : "Le moment est venu de laisser tomber les exclusives"

Lors de la réception du Nouvel An, ce jeudi matin au Palais de Bruxelles, le roi Philippe s’est adressé aux corps constitués, composés des autorités politiques, juridiques, économiques ou académiques en Belgique. Il y a notamment abordé l’avenir du pays. Le souverain a appelé les hommes politiques à "rechercher des compromis" et à "former enfin un gouvernement fédéral à part entière". Huit mois après les élections, il est temps de "laisser tomber les exclusions", a dit le Roi. Par deux fois dans son discours, il fait référence à l'urgence d'une politique climatique forte. Par contre il n’a pas abordé l’affaire Delphine Boël.

Tout comme dans son discours télévisé de Noël, le Roi a appelé les hommes politiques à prendre leurs responsabilités.

"Le moment est venu de cristalliser les efforts de ces huit derniers mois, de laisser tomber les exclusives et d’installer un gouvernement de plein exercice. Même si je suis conscient des difficultés à surmonter. Montrons-nous réalistes et responsables. En trouvant des terrains d’entente au bénéfice de l’intérêt général. En faisant de vrais compromis, c’est-à-dire des accords où chacun renonce à quelque chose pour que l’ensemble y gagne" a dit le Roi.

La Première ministre Sophie Wilmès (MR) a également prononcé un discours, appelant à des progrès dans les négociations.

Les élections ont eu lieu il y a 8 mois et le Palais de Bruxelles a été plus d’une fois le théâtre d’audiences en vue de former un nouveau gouvernement. Mardi, le Roi a prolongé d'une semaine la mission des informateurs Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR).

Une fois de plus, le Roi a également attiré l'attention sur les changements climatiques. Il a fait l'éloge de la politique de la Commission européenne, qui veut faire de l'Europe le premier continent "neutre sur le plan climatique" avec son "Green Deal". De l'avis du Roi, la Commission offre ainsi des "réponses positives et concrètes" aux jeunes qui s'inquiètent pour le climat.

En revanche, rien n'a été dit sur les nouveaux développements dans l’affaire Delphine Boël. Lundi soir, le roi Albert II a confirmé par l'intermédiaire de son avocat qu'il était bien le père biologique de sa fille illégitime Delphine Boël.