La justice déboute les défenseurs d’une qualité de l’air accrue à Anvers

Le tribunal de première instance de Bruxelles a débouté vendredi les associations environnementales stRaten-generaal, Ademloos et Greenpeace qui avaient attaqué en justice le plan du gouvernement flamand visant à améliorer la qualité de l'air à Anvers. Elles le jugent trop peu ambitieux.

Ce plan élaboré en son temps par la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V) n'apportait, selon les associations environnementales, que des solutions insuffisantes, voire inexistantes au problème de la qualité de l'air, alors que les valeurs limites européennes en termes de pollution atmosphérique sont constamment dépassées à Anvers.

Depuis 2008, l'Union européenne impose pourtant aux États membres de mesurer la pollution atmosphérique de manière standardisée et de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la qualité de l'air. Or ces directives ont été introduites bien trop tard dans la réglementation flamande, indiquent les associations. Elles dénoncent également l'incapacité de la Flandre à respecter les normes européennes de qualité de l'air, ainsi que la non-conformité des mesures au regard de la directive.

Le tribunal a cependant estimé que les organisations environnementales n'avaient pas apporté la preuve que les mesures n'étaient pas suffisantes ou pas effectuées aux bons endroits. Et qu'il n'y avait donc, selon le tribunal, aucune raison d'ordonner à la Région flamande de mettre en place des points de mesure supplémentaires, et encore moins de déterminer l'emplacement de ces stations de mesure.

La mise sur pied d'un nouveau plan visant à améliorer la qualité de l'air a également été rejetée par le tribunal bruxellois.