BORDIGNON V._BELGIAN DEFENSE

Les Belges rapatriés de Chine désormais en quarantaine à l'hôpital de Neder-Over-Heembeek

L'avion qui transportait neuf Belges, trois de leurs proches et des personnes d'autres nationalités rapatriés de Chine a atterri dimanche à 21h à la base militaire de Melsbroek, après avoir fait escale à la base française de Istres près de Marseille (sud-est) plus tôt dans la journée. Les voyageurs ont été placés en quarantaine à l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek. Parmi eux se trouve une correspondante de la VRT.

L’avion qui a rapatrié les ressortissants belges ramenait à son bord des étrangers de 30 nationalités différentes depuis Wuhan, la ville chinoise épicentre de l'épidémie de nouveau coronavirus. L’appareil avait été affrété par le gouvernement français.

Parmi les Belges rapatriés se trouve la journaliste Leen Vervaeke, correspondante pour la VRT. Ce lundi matin, elle a témoigné depuis l’hôpital militaire. "Nous avons été menés un à un à nos chambres. On a ensuite eu un entretien avec un médecin, et puis on a pu se reposer", a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio 1 (VRT).

"Actuellement, la quarantaine que nous subissons est très stricte. Il s’agit de la phase 1, car nous n’avons avons pas encore été examinés. Le test aura lieu dans le courant de la journée, mais en attendant, nous sommes obligés de rester dans nos chambres. D’ici la soirée, nous aurons les résultats. S’ils sont négatifs, on entrera en phase 2, et nous pourrons alors marcher dans les couloirs et aller dans les salles communes", indique-t-elle.

Leen Vervaeke ne semble pas inquiétée par la situation. "Nous sommes tous très calmes et assez contents d’avoir été évacués, car la situation à Wuhan n’était pas sûre", a-t-il souligné. Selon elle, la plupart des ressortissants étaient enfermés chez eux à Wuhan depuis une douzaine de jours, et ne craignent donc pas d’être atteints du virus.