"Le CD&V doit choisir entre sauver le pays ou sauver le parti"

Les journalistes politiques Ivan De Vadder (VRT) et Alain Gerlache (RTBF) proposent chaque semaine un podcast intitulé PLAN B, dans lequel ils évoquent les différences et les similitudes entre le paysage politique en Flandre et celui en Belgique francophone. Une semaine en français, quand ils partent d’une situation en Flandre, et la semaine suivante en néerlandais, quand c’est un aspect en Belgique francophone qui leur sert de point de départ.
Cette fois, Alain Gerlache interroge Ivan De Vadder (en français) sur le choix que devra faire le parti démocrate-chrétien flamand entre l’intérêt de la Belgique (et son futur gouvernement fédéral) ou l’intérêt du CD&V. Quel choix fera le chargé de mission royale Koen Geens ?

Le choix du Palais de charger le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) d’une mission royale a fait l’effet d’un coup de tonnerre, il y a une semaine. Même le président du CD&V, Joachim Coens, pourtant informateur jusqu’il y a peu, a dû avouer qu’il n’a été mis au courant de la mission confiée au ministre Geens qu’en arrivant au Palais pour y remettre son rapport final au roi Philippe.

Résultat : Coens déclarait pendant tout le week-end dernier dans une série d’interviews quel devrait être le chemin à suivre par le nouveau chargé de mission royale. A savoir : rassembler dans la future coalition fédérale le PS et la N-VA. Coens estimait en effet que la coalition Vivaldi - rassemblant les libéraux (bleus), les socialistes (rouges), le CD&V et éventuellement le CDH (oranges) et les écologistes (verts) pour former une coalition aux couleurs des quatre saisons - n’avait pas l’appui d’une majorité.

Mais quelles sont les cartes de Koen Geens ? Le Palais est-il sorti de sa neutralité en faisant appel à Koen Geens plutôt qu’à Bart De Wever et Paul Magnette ? Des questions qu’Alain Gerlache a posées à Ivan De Vadder.