Le président Tshisekedi invite le roi Philippe au 60e anniversaire de l'indépendance

Le président congolais Félix Tshisekedi (photo, à dr.) a invité le roi Philippe aux festivités qui marqueront fin juin le 60e anniversaire de l'indépendance de son pays. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi la Première ministre Sophie Wilmès (photo, à g.), en visite en République démocratique du Congo.

"Le président a dit que le Roi était invité", a indiqué Sophie Wilmès. L'invitation officielle a été envoyée. "Nous allons voir cela en juin. Il y aura probablement d'ici là un nouveau gouvernement", a commenté la Première ministre du gouvernement d'affaires courantes.

L'invitation a été prononcée lors d'un tête-à-tête jeudi midi, alors que le président congolais et la Première ministre belge évoquaient le renouveau des liens entre les deux pays.

Felix Tshisekedi avait choisi la Belgique en septembre dernier pour sa première visite officielle en Europe en tant que président. Fin mars, une mission économique belge se rendra à Kinshasa et Lubumbashi.

Volonté de reprendre la coopération militaire

Avec la réouverture du consulat-général de Lubumbashi, les liens diplomatiques entre la Belgique et la République Démocratique du Congo (RDC) continuent de se normaliser. Mais la coopération militaire, qui avait été brutalement interrompue en 2017 n'a toujours pas repris, malgré le souhait exprimé par la Belgique de la relancer, a rappelé la Première ministre Sophie Wilmès lors de la réouverture officielle du consulat-général.

"Si les Congolais le veulent, nous sommes résolument prêts à partager notre expertise", a-t-elle indiqué. La question de la volonté de la RDC reste posée. Les ministres belges ont rencontré mercredi à Kinshasa plusieurs membres du gouvernement congolais, mais pas le ministre de la Défense, un homme de confiance de l'ancien président Joseph Kabila.

Ils ont par contre rencontré l'attaché militaire de l'actuel président Félix Tshisekedi. Pour Sophie Wilmès, la réouverture du consulat-général à Lubumbashi représente "un moment très symbolique" et "un nouveau départ". Les deux pays semblent vouloir tourner la page de la crise diplomatique. Des accords ont déjà été conclus ces derniers mois et Sophie Wilmès a exprimé l'espoir que de nouvelles étapes seront franchies dans les semaines et les mois à venir.

"Ce nouveau départ doit reposer sur une question centrale: que pouvons-nous faire de notre côté pour parvenir à une amélioration mutuelle de nos deux pays?" La Première ministre a mentionné la coopération au développement et la coopération en matières militaire, de police et de justice. Fin mars, une importante mission commerciale se rendra également à Kinshasa et à Lubumbashi. Mais les liens ne peuvent pas être resserrés "sans un dialogue juste et sincère", et la Belgique continuera d'insister sur "des questions plus difficiles" telles que les droits de l'homme et l'insécurité, a ajouté Sophie Wilmès.