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Visite contestée de Jambon à Orban: le gouvernement flamand soutient son ministre-président

Le gouvernement flamand soutient son ministre-président qui rendra visite au Premier ministre hongrois Viktor Orban. Jan Jambon (N-VA) s'est défendu face aux critiques formulées par l'opposition de gauche. "C'est en parlant que vous pouvez résoudre les problèmes. Cette visite ne diffère en rien des autres visites à des chefs d'Etat et de gouvernements étrangers", a rétorqué son porte-parole Olivier Van Raemdonck.

Le ministre-président flamand Jan Jambon se rendra mercredi prochain en Hongrie où il rencontrera le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Cette visite a fait l'objet de vives critiques de l'opposition Groen et sp.a y voient un "mauvais signal" et "une reconnaissance mal placée".

Des appels à une annulation de ce voyage ont été lancés. "Je pense que M. Jambon ferait mieux de se concentrer sur la région plutôt que d'aller voir Orban", a de son côté commenté le président du MR Georges-Louis Bouchez sur Bel RTL.

Soutien de la coalition

Vendredi, le gouvernement flamand a exprimé son soutien à son chef de file. Selon le cabinet Jambon, la question a été abordée par l'exécutif régional. "Nous allons proposer une résolution soutenue par les trois partis de la majorité et qui fait part de nos préoccupations sur la Hongrie", a déclaré le porte-parole de M. Jambon.

A son cabinet, on affirme ne pas très bien comprendre la bronca autour de ce voyage. "C'est en parlant que vous pouvez résoudre les problèmes", a expliqué Olivier Van Raemdonck. "Quand le ministre-président se rend à l'étranger, il essaie d'y avoir les contacts politiques les plus élevés possible. Dans ce cas, c'est Viktor Orban. Il est le Premier ministre d'un pays européen et, en ce sens, il n'y a pas de différence avec d'autres visites."

Mise en avant des intérêts flamands

Selon le porte-parole l'objectif est, comme lors de toutes visites à l'étranger, de placer les intérêts flamands sur la carte internationale. "Nous parlerons de ces intérêts flamands et de la coopération entre la Flandre et la Hongrie. Et nous parlerons également du Brexit. Tout comme la Flandre, la Hongrie est touchée par le Brexit."

L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a demandé à Jan Jambon de "placer la situation problématique des droits humains en Hongrie en haut de l'agenda et de rencontrer la société civile locale". Selon Amnesty, Orban a "restreint le système judiciaire par de nouvelles lois et réglementations, mis de côté la société civile, supprimé la liberté d'expression et la liberté de la presse."

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