Koen Geens, chargé de mission sans nom, fera rapport au roi lundi midi

Le chargé de mission Koen Geens fera rapport au Roi lundi à midi. Il sera, selon toute vraisemblance, prolongé après une première semaine passée à rencontrer de manière approfondie les dix partis en lice pour la formation d'un gouvernement fédéral.

Le 31 janvier, le vice-Premier ministre CD&V a été chargé par le chef de l'Etat "de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice".

Après huit mois de discussions, la question de la future coalition gouvernementale n'a toujours pas été tranchée. La piste d'une alliance rassemblant PS et N-VA a longuement été investiguée par les prédécesseurs de Koen Geens, en vain: aucun terrain d'entente n'a pu être trouvé à ce jour entre les deux plus grands partis de Belgique.

Le chargé de mission royal -qui n'a pas reçu de nom, contrairement à la tradition- a expliqué il y a dix jours qu'il s'entretiendrait avec les dix partis mais de manière privilégiée avec les socialistes francophones et les nationalistes flamands.

Le PS n'est pas le seul à juger impossible une coalition avec la N-VA. Ecolo a fait savoir dès le mois de juillet qu'il ne discuterait pas avec les nationalistes flamands d'une formation de gouvernement. Interrogé ce week-end dans "L'Echo" et par RTL-TVi, le co-président des Verts Jean-Marc Nollet a appelé les autres partis à choisir le "plan B, comme Belgique" et à s'engager dans une formule sans la N-VA.

Dans le monde de l'entreprise, l'impatience commence aussi à monter. "Le temps est venu de passer à l'acte", a lancé l'administrateur-délégué de la FEB, Pieter Timmermans, sur RTL-TVi. Le "patron des patrons" met également quatre priorités en avant: l'emploi, les pensions, le climat et la mobilité. La "couleur" de la coalition a, d'après lui, moins d'importance que les mesures qui seront prises. Il estime toutefois important d'embarquer le PS et la N-VA. "Ce sont les deux partis les plus grands au nord et au sud. Si vous voulez un gouvernement stable, il faut ces deux partis (...) Après huit mois, il est temps de laisser tomber les positions extrêmes et, éventuellement, des tabous", a-t-il dit.