La mission de Koen Geens prolongée d’une semaine

Comme on s’y attendait, la mission de Koen Geens (CD&V) en vue de former un gouvernement fédéral a été prolongée d’une semaine par le Roi. Koen Geens a été reçu ce lundi au Palais où il a fait un rapport intermédiaire au Roi. Son prochain rapport est attendu le 17 février prochain. Koen Geens tente toujours de former un gouvernement fédéral associant les deux plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique, la N-VA et le PS, mais bien d’autres options restent ouvertes.

Dix jours après sa nomination comme chargé de mission Koen Geens tente toujours de déblayer l’échiquier politique. Cela signifie qu'il n'a pas fait de vagues lors de ses entretiens avec les dix partis retenus pour former un gouvernement fédéral - les socialistes, libéraux, écologistes et démocrates chrétiens flamands et francophones, la N-VA et DéFI.

Toutes les options restent donc ouvertes, même s'il est clair que Koen Geens se concentre sur une coalition entre la N-VA et le PS, les deux plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique. Mais depuis les 260 jours qui ont suivi les élections du 26 mai 2019, personne n'a encore réussi à les concilier.

Dans une nouvelle tentative pour mener à bien ce travail, Geens a de nouveau réuni en coulisses le président de la N-VA Bart De Wever et le président du PS Paul Magnette. Avec eux, Geens aurait discuté de chaque thème de manière très approfondie et pendant longtemps.

Pas de fuites du moins du côté flamand

Il n'est pas sûr que des progrès soient réalisés à cet égard. Le fait qu'il n'y ait pas de fuite du côté flamand sur le contenu des discussions indique que personne n’a été éjecté.

Par contre du côté francophone, les hommes politiques ne sont pas avares d’interviews. Par exemple, le président du MR et ancien co-informateur Georges-Louis Bouchez continue de donner des interviews.

Le libéral francophone est revenu ce week-end sur sa mission d'informateur. Même Jésus n'aurait pas mieux réussi", titrent les quotidiens de "SudPresse". "Ce n'est pas un problème d'expérience, mais de volonté politique. Même si Jésus avait été informateur, cela n'aurait rien changé si quelqu'un avait envie de dire 'non' !", déclare Georges-Louis Bouchez dans l'interview.

Par ailleurs il a défendu, le tax shift mis en place par la coalition MR-N-VA-CD&V-Open VLD après les élections de 2014. Le financement du tax shift et ses retombées avait été sévèrement critiqué par Ecolo et le PS après la publication dans La Libre d'un déficit probable en hausse qui risque bien de forcer le futur gouvernement fédéral à opérer des choix budgétaires délicats.

Quant au co-président d’Ecolo Jean-Marc Nollet, il a plaidé dans le journal l’Echo pour la formation une coalition Vivaldi, avec les Verts, les socialistes, les libéraux et les démocrates-chrétiens.

C’est à peu près la seule chance pour les Verts d’entrer au gouvernement fédéral. Mais pour le journaliste politique de la VRT Ivan De Vadder "cette coalition Vivaldi est un enfant mort-né nous le savons depuis la mission d’informateur de Paul Magnette", a-t-il déclaré dans "De ochtend", ce lundi matin.

"En fait, on tourne autour de la même question depuis plus de huit mois : "Allons-nous avoir un gouvernement sans la N-VA ou un gouvernement avec le PS et la N-VA", a conclu Ivan De Vadder dans son analyse ce matin.
 

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