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D’après Jan Jambon, Viktor Orban serait ouvert, sous condition, à un examen de sa politique

Le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA) était en visite mercredi en Pologne où il a notamment rencontré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. L’entretien a porté sur les relations commerciales. Jan Jambon a toutefois également mis sur la table l’idée d’un examen de la politique hongroise par rapport aux valeurs européennes.

"Lors de mon entretien avec Viktor Orban, j'ai mis sur la table l'idée d'un examen "peer-to-peer" (par les pairs) de la politique d'un Etat membre de l'Union européenne, afin de vérifier si sa politique est dans la ligne des valeurs de l'Europe. Il s'est montré ouvert, à condition que ce soit pour tous les Etats membres", a affirmé Jan Jambon à l'issue de la rencontre.

L'entretien avec M. Orban a porté sur les relations commerciales entre la Flandre et la Hongrie, et sur la manière de les approfondir. "Nous avons aussi parlé du Brexit. La Hongrie est à peu près autant touchée que la Flandre en terme d'emplois concernés. Nous adoptons la même position au Conseil européen, nous souhaitons un traité commercial le plus large possible", a ajouté le ministre-président.

Jan Jambon a ensuite lui-même évoqué la procédure ouverte à l'encontre de la Hongrie en vertu de l'article 7, "pas pour rassurer l'opposition, mais parce que le gouvernement flamand avait la volonté de le faire."

Viktor Orban a répondu qu'il souhaitait que la procédure soit conclue le plus rapidement possible, a affirmé M. Jambon. "J'ai alors suggéré l'idée de voir de manière objective et réglementée si un Etat était bien dans la ligne des valeurs européennes. Nous sommes ouverts à cela, mais cela doit aussi s'appliquer à l'Espagne par exemple", a déclaré l'élu N-VA, dont le parti soutient les indépendantistes catalans.

La manière dont la Hongrie traite les réfugiés n'a pas été abordée. "Nous avions beaucoup de sujets, y compris des difficiles, mais celui-là n'a pas spécifiquement été abordé."

Viktor Orban n'a pas répondu aux questions de la presse et s'est tenu à bonne distance des médias