Les jeunes Flamands d’origine asiatique de plus en plus souvent victimes de racisme

Les jeunes Flamands d’origine asiatique sont de plus en plus souvent victimes de racisme et de remarques injurieuses depuis l’émergence du coronavirus. Plusieurs d’entre eux ont raconté leur vécu à nws.nws.nws, la chaîne Instagram pour jeunes de la VRT.

Le phénomène est apparu un peu partout dans le monde occidental depuis l’émergence du coronavirus en Chine. En Flandre aussi, les jeunes d’origine asiatique sont de plus en plus souvent confrontés à des remarques racistes et insultantes, sur les réseaux sociaux, mais aussi en société.

"Quand je suis dans le tram, certains passagers se couvrent la bouche et le nez avec leur écharpe", raconte une de ces jeunes. "Je les entends dire : coronavirus ! Gardez vos distances s’il vous plait !".

"Sur le net, j’ai déjà lu des commentaires disant que les Chinois devaient rester en Chine, et qu’ils méritent d’être malades, vu les choses bizarres qu’ils mangent", explique pour sa part Jeanne, âgée de 15 ans. "Il y a des gens qui se sont carrément mis à m’aboyer dessus, c’est très blessant. Un tel virus n’est vraiment pas une excuse pour être raciste ou xénophobe", s’indigne-t-elle.  

Je trouve ça dommage, et irritant. Mais, en même temps, je ne peux pas obliger les gens à être intelligents

Leonard, 28 ans

"On faisait déjà souvent des blagues sur les asiatiques. Mais depuis le coronavirus, j’ai l’impression que les gens sentent qu’ils ont encore plus de ‘raisons’ d’en faire", souligne pour sa part Leonard. "J’ai récemment été malade, j’avais une sinusite, et on s’est alors moqué de moi en me demandant au travail si je n’avais pas ramené le coronavirus".

"Je trouve ça dommage, et également irritant", poursuit Leonard. "Mais en même temps, je ne peux pas obliger les gens à être intelligents".

Les seules personnes qu’ils ridiculisent, c’est eux-mêmes

Tjeng, 24 ans

"Ma sœur travaille dans un salon de coiffure", raconte de son côté Tjeng. "Une client est rentrée, et de façon très impolie et arrogante, lui a demandé si elle n’était pas atteinte du virus". "C’est navrant et douloureux de voir qu’il y a autant de gens qui sont ignorants", s’indigne la jeune femme. "Les seules personnes qu’ils ridiculisent, c’est eux-mêmes", conclut-elle.

Actuellement, il est difficile de mesure l’ampleur du problème. Le centre pour l’égalité des chances Unia n’a reçu que peu de plaintes. Peu de victimes ont en effet tendance à signaler un cas de racisme.