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Le gouvernement flamand maintient l’augmentation des quotas de futurs médecins

Sans revenir sur sa décision d'augmenter son quota de futurs médecins, le gouvernement flamand a donné ce vendredi son feu vert à ce que 1.276 étudiants en médecine et 180 étudiants en dentisterie puissent être formés l'an prochain, dans les universités du nord du pays.

D’après le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), cette hausse des quotas est nécessaire pour faire face à la pénurie "historique" de médecins et est tout à fait gérable pour les universités flamandes.

La volonté du gouvernement régional d'augmenter ses quotas avait suscité des remous fin 2019. Les quotas fédéraux - objet d'éternelle discorde entre les différents niveaux de pouvoir - prévoyaient en effet que la Flandre ne forme que 929 candidats médecins et 136 aspirants dentistes, ce qu'a donc balayé le gouvernement Jambon.

Une démarche assumée, d'autant que du côté francophone, les universités dépassent invariablement leurs quotas, sans conséquence notamment en terme d'attribution des numéros INAMI, tandis que jusqu'à présent la Flandre les appliquait sagement, soulignait Ben Weyts. "Le mauvais élève est à chaque fois récompensé alors que le bon élève est puni. Nous ne voulons plus jouer à ce jeu-là", a indiqué le ministre.

"Je peux rassurer les étudiants. Le Fédéral a réservé 1040 numéros INAMI supplémentaires pour faire face à la pénurie en Flandre. Nous demandons seulement à pouvoir bénéficier plus tôt que prévu de cette réserve. Les besoins sont réels et nous ne pouvons pas attendre 20 ans pour avoir des médecins supplémentaires", a conclu Ben Weyts.

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