Huit patients en quarantaine ont pu quitter Neder-over-Heembeek

Huit Belges qui avaient été rapatriés de Chine il y a deux semaines et placés en quarantaine depuis lors à l'hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, ont pu quitter l'établissement ce dimanche midi. Deux autres Belges, qui ont été rapatriés plus tard de Chine, doivent encore rester sous surveillance médicale pendant quelques jours.

"Nous avons vraiment scellé une belle amitié durant cette mise en quarantaine", a indiqué Jhan Smet, l'un des patients qui séjournait à l'hôpital avec sa compagne. "Deux semaines dans la même chambre, c'est long naturellement, même s'il y avait des espaces communs. Nous sommes tous contents de pouvoir rentrer chez nous maintenant et nous espérons que nos deux 'collègues' qui sont restés pourront aussi sortir rapidement."

"Ce n'est pas quelque chose que l'on fait pour le plaisir. Cela n’a pas été la période la plus agréable de ma vie", a pour sa part souligné Leen Vervaeke, correspondante de la VRT à Wuhan. "Mais nous comprenons que c'était pour de bonnes raisons. Nous avons très bien été pris en charge; les médecins et les infirmiers nous ont bien informés tout le temps et ont toujours été à l'écoute. Cela permet de comprendre plus facilement ce qui se passe."

BORDIGNON V._BELGIAN DEFENSE

Une table de ping-pong pour se rencontrer

"Mes journées étaient partiellement rythmées par les contrôles médicaux. Tous les jours à 8h du matin, on prenait notre température et nous devions répondre à quelques questions sur les symptômes. Et tous les deux jours un frottis de nez était effectué, pour analyse en laboratoire. Au début, c’était assez stressant, mais à mesure que la qurantaine avançait nous nous sommes détendus, parce que le temps d’incubation arrivait à échéance", précisait la journaliste Leen Vervaeke.

Des activités communes étaient prévues pour les patients. "Mais jouer à des jeux de société n'était pas possible parce qu'il fallait garder un espace de deux mètres entre nous dans l'espace commun", explique encore Leen Vervaeke. "Nous avons alors eu l'idée de demander une table de ping-pong. Le personnel s'en est occupé et c'est donc plus ou moins devenu l'endroit où nous avons pu nous rencontrer, même si jouer au ping-pong avec un masque sur la bouche n'est pas si facile."

"C'est une mission inhabituelle pour nous, qui n'appartient pas à nos tâches standard", a noté le directeur de l'hôpital militaire, Wouter Weuts. "La Défense a de nouveau démontré qu'elle est prête à aider lorsque c'est nécessaire et en mesure de réagir de manière appropriée à très court terme, en collaboration avec les autres services, tels que la Santé publique et les Affaires intérieures dans ce cas-ci. Nous avons réussi à fournir des soins sûrs aux rapatriés, un cadre médical de qualité ainsi que le confort nécessaire, tout en tenant compte des conditions. La plupart de nos médecins et infirmiers sont eux-mêmes des militaires qui ont déjà été en mission internationale. Ils savent dès lors très bien ce que c'est d'être séparé de ses amis et sa famille."

Quant à notre collègue Leen Vervaeke, elle compte séjourner encore une semaine en Belgique, avec sa famille et ses amis. Avant de retourner en Chine, pour y poursuivre son travail de journaliste.

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