Jan De Meuleneir/Photo News

La zone de basses émissions de Gand sera bien élargie au cours des quatre prochaines années

La zone de basses émissions de Gand ((LEZ) qui interdit aux véhicules les plus polluants d’encore pénétrer dans la ville depuis le 1er janvier, sera encore étendue au cours des quatre prochaines années de la législature. La décision a été confirmée par les partis de la majorité lors du conseil communal de ce lundi et ce malgré les discussions à ce sujet de la semaine dernière. L’étendue exacte de la zone de basses émissions n’a pas encore été déterminée. Le SP.A avait demandé que l'on fasse une pause avant d'élargir la zone actuelle, le temps d'évaluer l'impact de la zone actuelle. 

Depuis le 1er janvier, la zone de basses émissions (lage -emissiezone) de Gand interdit aux voitures les plus polluantes de circuler dans le centre-ville, à savoir la zone située à l’intérieur du petit ring la R40. Les automobilistes qui ne s’y conforment pas risquent une amende de 150 euros.

Selon l’accord de gouvernance, conclu fin 2018, entre les partis de la coalition Open VLD, Groen, SP.A et CD&V, la LEZ devait être étendue au-delà du périphérique urbain encore en cours de législature commune, c’est-à-dire dans les quatre prochaines années. Toutes les zones résidentielles du R4 et de la zone portuaire formeraient alors la LEZ.

Toujours est-il qu’au sein de la majorité communale, le SP.A a quelques problèmes avec ce projet. Pas plus tard que la semaine dernière, la direction du parti socialiste flamand avait souligné le lourd tribut que cela représentait pour les familles défavorisée. Le parti avait demandé une "pause" : il ne voulait pas d'expansion sans une évaluation approfondie de la mesure actuelle. Cette question a donné lieu à des discussions au sein de la majorité gantoise.

Lutte contre les inégalités

Lors du conseil communal de lundi soir, le conseil a dû prendre une décision après que le Vlaams Belang, la N-VA et le PVDA aient provoqué un vote sur la question. La LEZ sera finalement bien élargie. Seule la phrase du texte concernant "toutes les zones résidentielles dans le R4 et la zone portuaire" a été abandonnée. On ne sait donc pas encore quelle sera la taille exacte de la LEZ en 2024.

Tine Heyse (Groen), l’échevine de l'environnement, affirme qu'une autre étude sera réalisée sur ce sujet. "Cette étude déterminera la manière dont nous allons étendre la LEZ. Mais nous allons l’élargir au cours de cette législature, car tous les Gantois ont droit à un air sain".

Le SP.A est donc d'accord. "La lutte pour un air plus pur est une lutte contre les inégalités", a déclaré Joris Vandenbroucke, chef de groupe SP.A. au parlement flamand. De son côté, le CD&V décrit la zone de basses émissions comme une mesure transitoire. "Notre objectif est de rendre notre flotte de véhicules plus écologique", déclare Stijn De Roo. "Mais tant que nous n'aurons pas atteint cet objectif, nous aurons besoin de mesures décisives".

L'opposition gantoise avait saisi l'occasion du conseil communal pour attirer l'attention sur l'expansion de la LEZ. Ainsi, le PVDA a souligné les conséquences "asociales" de cette zone de basses émissions et le Vlaams Belang a demandé la suppression complète de la LEZ actuelle. La N-VA se demande si les avantages environnementaux l'emportent sur l'impact social.

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