PVDA Vilvoorde

Le portrait de Léopold II sera retiré de la maison communale de Vilvorde

Le portrait du roi Léopold II qui est accroché dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Vilvorde (Brabant flamand) sera bientôt retiré. Les portraits des autres rois seront retirés également. Il ne restera plus que les portraits officiels du roi Philippe et de la reine Mathilde. A la place, on pourra bientôt découvrir une exposition qui mettra en lumière la diversité à Vilvorde.

La présence des portraits des rois fait l’objet de discussions dans la ville depuis plusieurs années. "Nous nous demandions depuis un certain temps si nous devions continuer à suspendre les portraits des chefs d'État", a déclaré le bourgmestre Hans Bonte (SP.A). Le PVDA de Vilvorde a récemment remis le sujet à l'ordre du jour parce qu'il voulait que le portrait du roi Léopold II soit retiré. Léopold II a eu une responsabilité incontestable dans la colonisation du Congo par la Belgique.

Le sujet a été abordé lors du conseil communal et on a décidé de retirer tous les portraits. "La salle des fêtes de la ville est en train de subir un lifting", explique Hans Bonte. "Nous allons faire de la place pour une exposition sur la diversité à Vilvorde. C'est un aspect très important de notre ville et nous aimerions le mettre en avant. Or, quel est l’endroit est plus approprié pour cela si ce n’est la salle des fêtes de notre hôtel de ville" ?

Hans Bonte voit plusieurs raisons à cette décision : "Léopold II est associé à l'une des périodes les plus sombres de notre histoire belge. Nous faisons le choix de ne plus avoir son portrait dans un lieu public. Cela ne signifie pas que nous allons oublier ce qui s'est passé. De plus, nous trouvons certainement que c’est une bonne décision que de décorer notre salle des fêtes avec une image de la diversité. Ainsi, la salle de l’hôtel de ville enverra bientôt le message selon lequel tout le monde est le bienvenu, quelle que soit son origine. Nous avons déjà quelques idées, mais l'exposition n'est pas encore tout à fait prête. L'échevin de la culture sait ce qui lui reste à faire dans les semaines à venir", ajoute encore Hans Bonte.