La coupe est pleine pour les directeurs du secondaire catholique flamand qui tirent la sonnette d’alarme

Les directeurs des écoles secondaires de l'enseignement catholique en Flandre tirent la sonnette d'alarme sur les réformes et les économies à réaliser. C'est ce qu'écrit le quotidien Het Nieuwsblad. Les directeurs ont adressé une lettre ouverte à ce sujet au ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA). Pour les directeurs, la coupe est pleine. Ils demandent de pouvoir rencontrer le ministre.

"Dans le contexte actuel, nous nous demandons si nous pouvons mettre en œuvre la modernisation de l'enseignement secondaire de manière qualitative".

Dans la lettre ouverte, dont Het Nieuwsblad publie des extraits et que la rédaction de la VRT a également pu lire - 27 directeurs tirent la sonnette d’alarme. Ils siègent au comité de gestion de l'enseignement secondaire, qui conseille l'organisation faîtière de l'enseignement catholique.

"Faire plus avec moins"

"L’exaspération est à son comble", explique Theo Gorssen, directeur d’une école libre de Mol. "Nous voulons faire un effort quotidien pour offrir une éducation de qualité, mais les conditions ne sont pas remplies".

"C'est la combinaison des économies et des réformes à réaliser dans l'enseignement secondaire qui devient insupportable", ajoute Theo Gorssen. Rien que cette année, 20 millions devront être économisés, et ce sera encore pire dans les années à venir. "On exige de plus en plus de notre part mais d’un autre côté on nous donne de moins en moins de moyens. Nous devons exceller, mais sans nous donner le soutien pour le faire".

Theo Gorssen explique comment les directeurs d'école doivent gérer, dans la pratique, la réforme de l'enseignement secondaire, mais doivent encore attendre, par exemple, les objectifs concrets de réalisation pour les deuxième et troisième années. "Nous sommes les bâtisseurs, mais nous devons réaliser ce plan avec moins de travailleurs et de moins en moins de ressources. On nous a donné une date limite, mais le plan lui-même n'est pas encore prêt".

Appel à Ben Weyts

Les directeurs dénoncent aussi le manque d’encadrement alors que le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. Les directeurs s’adressent directement au ministre en espérant qu’il entendra leur message.

Le ministre Ben Weyts a déclaré qu'il répondrait à cette demande de consultation. Il souhaite en particulier souligner les investissements qui sont également réalisés dans l'enseignement secondaire. "Toute réforme, bien sûr, nécessite un ajustement, je le comprends. Mais notre intention est avant tout d'assurer une meilleure qualité de l'enseignement et de lutter contre la pénurie d'enseignants" a déclaré le ministre.

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