Des actions de protestation de la police aéroportuaire prévues ce vendredi à Zaventem

Des actions seront organisées ce vendredi matin au sein de la police aéroportuaire à Brussels Airport, contre un manque de personnel et de moyens persistants, indiquent les syndicales. Celles-ci risquent d'avoir des conséquences sur les départs et/ou retours de vacances à l’aéroport de Zaventem alors que débute vendredi la semaine de Carnaval. Les files d’attente pourraient notamment s’allonger aux contrôles d'identité, la grève du zèle des agents consistant à respecter scrupuleusement les procédures prévues. La durée de l'action n'est pas encore fixée. 

Une concertation entre syndicats et direction, mercredi, n'a rien livré. Les syndicats devraient se réunir ce jeudi pour décider quand ils lanceront leurs actions. "Le préavis de grève va être activé. Cela signifie que des actions vont suivre", avertissait le président du Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS), Carlo Medo.  L'horaire a entretemps été fixé: la grève du zèle de la police aéroportuaire aura lieu ce vendredi matin à Zaventem. 

Les syndicats et le gouvernement fédéral négocient depuis des semaines au sujet de la pénurie de personnel et du manque de moyens de la police aéroportuaire. "Il manque actuellement 140 policiers", précise Joery Dehaes, de l'ACV-CSC.

Autre grief: la défaillance du matériel. "Le commissaire en chef a dû acheter du gel désinfectant pour les mains lui-même. Ce qui n'est pas anodin dans le contexte du coronavirus. Et le personnel est contraint de s'asseoir huit heures par jour sur des chaises de cuisine en bois, par manque de chaises de bureau", poursuit le représentant syndical.

La durée des actions de ce vendredi n'est pas encore connue. Mais la "grève du zèle" aux contrôles des passeports pourraient avoir des répercussions sur les vols prévus à Brussels Airport en ce début des vacances de Carnaval. "Nous ne faisons pas cela pour importuner les voyageurs, mais si le gouvernement n'écoute pas, nous devons bien nous faire entendre", concluait Joery Dehas.

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