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Gouvernement et partenaires sociaux s’unissent pour mettre 120.000 personnes au travail

Le gouvernement flamand et les partenaires sociaux ont signé ce vendredi un engagement qui doit permettre, au cours de cette législature, à 120.000 personnes supplémentaires de rejoindre le marché du travail. Pour y parvenir et faire grimper le taux d'emploi, quatre groupes prioritaires ont été définis pour 2020: les jeunes qui ne suivent pas de formation et qui n'ont pas d'emploi, les malades de longue durée sans contrat de travail, les bénéficiaires d'une allocation de subsistance, et les personnes qui ont quitté le marché du travail pour assister un proche.

Le taux de chômage est actuellement très bas en Flandre, alors que le taux d’emploi dépasse légèrement les 75%. Mais dans le contexte de l’Union européenne, ces chiffres sont plutôt moyens. D’autre part, de nombreuses entreprises ne parviennent actuellement pas à trouver de la main-d’œuvre qualifiée pour des postes vacants. C’est la raison pour laquelle le gouvernement flamand et les partenaires sociaux (syndicats et patronat) s’unissent pour tenter de mettre davantage de personnes au travail.

Le gouvernement flamand ambitionne de faire passer le taux d'emploi, au nord du pays, de 75,2 à 80%, ce qui se traduira par 120.000 personnes supplémentaires sur le marché du travail au cours de cette législature. "C'est l'objectif principal de notre accord de gouvernement", a rappelé le ministre-président flamand, Jan Jambon, à l'issue d'une réunion du comité de concertation socio-économique flamand (VESOC).

L'engagement signé ce vendredi sera rapidement coulé dans un accord, même si les groupes-cibles pourront évoluer en fonction des changements observés sur le marché du travail. Une évaluation aura lieu chaque année.

"Si la Flandre veut parvenir à mettre 120.000 personnes supplémentaires au travail au courant de cette législature, cela signifie qu’elle doit aider 11.000 personnes supplémentaires par an à trouver du travail. Ils viennent s’ajouter aux 26.000 nouveaux emplois créés annuellement à la suite de la croissance économique", explicitait la ministre flamande de l’Emploi, Hilde Crevits.

Un jeune potentiel

Il s’agit avant tout de stimuler à l’emploi des personnes qui sont actuellement inactives. Ce sont notamment des jeunes qui ne sont pas en train de faire des études mais n’ont pas non plus d’emploi, des gens qui vivent d’un revenu d’intégration, des personnes qui ont des problèmes de santé et sont en incapacité de travail, mais aussi des personnes qui ont temporairement quitté le marché de l’emploi pour assister un proche.

Le gouvernement flamand est d’avis que l’accès à l’emploi peut encore être amélioré pour le groupe des jeunes. "Selon les estimations, la Flandre compte 56.000 jeunes qui ne sont pas en formation et n’ont pas d’emploi. Souvent ils ne sont pas connus non plus de l’office flamand pour l’emploi VDAB", précise Hilde Crevits.

Pour amener tous ces groupes de citoyens vers l’emploi, une bonne collaboration est nécessaire entre, notamment, l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI), l’Agence pour la citoyennisation et l’intégration, le secteur de la formation et les communes, souligne le gouvernement flamand. Concrètement, les autorités flamandes veulent investir davantage dans de l’accueil à la petite enfance à prix modéré, dans une meilleure mobilité, et dans l’abolition de freins financiers, notamment pour les bas revenus.

La digitalisation est le fil rouge de l’engagement signé par les partenaires sociaux et le gouvernement régional. "Une attention particulière sera aussi accordée aux personnes d’origine immigrée", indique la ministre Crevits. Tout en soulignant qu’il s’agit aussi de maintenir au travail les personnes qui ont un emploi. Pour ce faire, il faut renforcer le rôle du VDAB.