Un site de récupération de particules inauguré dans le port gantois

Le groupe français de gestion de l’eau et des déchets Suez a inauguré jeudi, dans le North Sea Port, la plus grande usine de traitement de l'Union européenne pour l'extraction de particules ultrafines de métaux non ferreux contenues dans les résidus générés par le traitement des déchets résiduels. Un "bel exemple d'économie circulaire", a salué le ministre-président flamand Jan Jambon. Ces métaux, auparavant inexploités, sont désormais réinsérés dans la chaîne de production.

Le site industriel, "Valomet", a bénéficié d'un subside du gouvernement flamand à hauteur d'un million d'euros. "Nous jetons régulièrement, dans le sac pour déchets résiduels, des petits objets en fin de vie contenant du métal comme des stylos à bille, des cartes à puce ou encore des objets complexes constitués d'une multitude de composants. Des objets recyclables, tels que des cannettes de soda, peuvent également finir à tort dans les déchets résiduels.

Grâce à Valomet, les métaux précieux contenus dans ces objets sont aujourd'hui récupérés et valorisés", explique le groupe Suez. Concrètement, les déchets résiduels des ménages et entreprises sont acheminés vers des unités de valorisation énergétique qui les transforment en électricité et en vapeur.

Le traitement de ces déchets génère un résidu: les mâchefers. De ces mâchefers, Suez parvient à extraire un concentré de métal non ferreux composé de particules de 0 à 20 mm. Cette fraction ultrafine n'était pas encore utilisable en l'état, mais le site Valomet permet de corriger cette lacune.

A partir de 100 tonnes de déchets résiduels, Valomet est en mesure d'extraire en fin de processus jusqu'à 200 kg d'aluminium pur, 50 kg de cuivre pur et 210 gr de métaux précieux, annonce Suez. Le procédé de Valomet permet de récupérer du cuivre et de l'aluminium en consommant respectivement 80 et 95% d'énergie en moins que les procédés d'extraction minière classique, tout en réduisant les émissions de CO2. La nouvelle installation industrielle permet de traiter 12.000 tonnes de métaux non ferreux par an.

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