De nombreuses plaintes concernant De Lijn auprès de l’ombudsman flamand

Le médiateur flamand a enregistré une nette augmentation des plaintes concernant des suppressions de fréquences chez De Lijn. C’est ce que révèle le rapport de l’année dernière. Les plaintes concernant l’augmentation parfois brutale du montant du loyer des logements sociaux sont également plus nombreuses. Toutefois le médiateur flamand a pu aussi résoudre beaucoup plus de plaintes que l’année précédente.

L'année dernière, 16 055 plaintes ont été résolues par le médiateur flamand. C'est beaucoup plus qu'en 2018, où il n’y avait eu que 10 678 plaintes résolues. Cela correspond à l'objectif que s’était fixé le médiateur Bart Weekers l'année dernière, à savoir parvenir à 100 000 solutions au cours des cinq prochaines années, soit 20 000 par an.

L'année dernière, la société de transport flamande De Lijn a reçu 72 694 plaintes de voyageurs (52 528 en 2018). Ces plaintes concernent principalement la ponctualité, les services et les billets. Le nombre de plaintes concernant la ponctualité a même doublé par rapport à 2018.

Par ailleurs, le nombre d'amendes pour des resquilleurs a diminué de façon spectaculaire : de 53 236 en 2018 à 35 061 l'année dernière. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il y a moins de personnes qui voyagent sans billet chez De Lijn, mais cela tient au fait que l'année dernière, de nombreux inspecteurs ont été déployés en tant que coach - qui supervisaient les conducteurs - et que les contrôleurs restants ont également été utilisés pour compenser la pénurie de chauffeurs.

De nombreuses plaintes concernent l'augmentation des loyers des logements sociaux

Ceux qui pensaient que l'abolition du "woonbonus", la prime au logement l'année dernière fasse l'objet de nombreuses plaintes, se sont trompés. Les personnes qui ont appelé la ligne d'information flamande à ce sujet étaient généralement satisfaites de l'explication qu'elles recevaient sur la décision du gouvernement flamand en la matière.

Il y a cependant eu un mécontentement concernant l'augmentation parfois considérable des loyers des logements sociaux. Selon le médiateur flamand, quelque 30 000 familles ont été touchées. "J'ai déjà reçu de 100 à 250 plaintes, mais elles continuent d'arriver", dit Bart Weekers.

Ce dernier plaide pour de meilleures possibilités de recours pour les locataires sociaux. "Je constate que le locataire n'a aucun recours contre l’estimation de la valeur locative du logement", déclare Bart Weekers. Il pense également que pour déterminer cette valeur marchande, il faudrait davantage tenir compte de facteurs environnementaux tels que l'état des parties communes d'un bâtiment, la présence ou l'absence d'un ascenseur ou de jardin.

De nouvelles réglementations peuvent réduire le nombre de plaintes, mais dans ce cas, les nouvelles règles doivent être appliquées. Le fait que le gouvernement flamand ait décidé qu'un premier rappel en cas de retard de paiement de la facture d'eau soit gratuit, est considéré comme une bonne chose de la part du médiateur flamand.

La nouvelle réglementation selon laquelle les mauvais payeurs ne peuvent être privés d’eau potable qu'après une limitation de leur consommation d'eau n'est pas encore appliquée par le Watergroep, la plus grande société de distribution d’eau en Flandre. "Le Médiateur s'attend à ce que le système soit opérationnel et performant dans toute la Flandre d'ici fin 2020", a encore déclaré Bart Weekers.

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