Dix nouveaux cas de coronavirus confirmés en Belgique, au total 23 personnes contaminées

Dix nouvelles infections au coronavirus, sur 495 échantillons testés en laboratoire, ont été confirmées mercredi peu avant 11h30 par le Service public fédéral de Santé publique. On dénombre au total 23 infections détectées jusqu'ici sur le territoire belge, selon le SPF, qui s'attend à voir ce nombre augmenter.

Le laboratoire de référence de la KULeuven a effectué 495 tests mardi 3 mars.

Neuf des 10 nouveaux cas concernent des personnes revenues d'un voyage dans le nord de l'Italie. Elles souffrent d'une infection des voies respiratoires supérieures et d'un léger état grippal. Elles sont en quarantaine chez elles.

Un patient se trouve dans un état plus sérieux et est hospitalisé à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Cette personne a été en contact avec un patient positif au Covid-19 revenant d'Italie.

Maggie De Block : "Nous allons examiner si nous pouvons produire des masques en Belgique"

Les ministres des entités fédérées et du gouvernement fédéral, réunis mercredi matin au Lambermont à Bruxelles, n'ont pas pris de nouvelles mesures face à la propagation du coronavirus. A la sortie du comité de concertation, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open VLD) a néanmoins indiqué que des pistes sont à l'étude pour produire des masques en Belgique afin de faire face à la pénurie.

Interrogée à la sortie de la réunion, Maggie De Block a évoqué la pénurie de masques en Belgique. "Ce n'est pas qu'on ne veut pas acheter des masques supplémentaires, c'est qu'on ne peut pas parce qu'il y a une pénurie mondiale. Attendre n'est pas une option. Il nous faut des masques et nous sommes en train de voir s'il n'est pas possible d'envisager la reconversion de certaines entreprises (dans le secteur du textile, NDLR.) en Belgique pour avoir une production au moins pour notre pays", a-t-elle dit.

"Une production de masques en Belgique quasi impossible à court terme" (secteur)

Il est quasi impossible de produire à court terme en Belgique des masques médicaux, estime-t-on du côté de Centexbel, le centre scientifique et technique pour l'industrie textile belge.

L'épidémie de Covid-19, le nouveau coronavirus, entraîne une ruée vers les masques et donc leur pénurie. Alors que la Belgique n'en produit pas sur son territoire, les différents gouvernements étudient des pistes pour en produire dans notre pays, a indiqué mercredi la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block.

Mais, à court terme, cela semble illusoire. "Pour le moment, ce n'est pas une option", affirme Marc Croes, spécialiste à Centexbel. "A court terme, je n'ai pas bon espoir non plus".

La Belgique ne dispose en effet pas des matières premières ni actuellement des équipements. "Cela nécessite des machines spécialement conçues. Il n'y pas l'infrastructure ici", explique Marc Croes.

La meilleure option pour l'heure, selon l'expert, serait encore d'importer des masques de pays ayant la capacité d'en livrer, par exemple des pays asiatiques.

Une enseignante de Neerpelt positive au coronavirus

Une professeure d'éducation physique du collège Sint Hubertus de Neerpelt (Limbourg) a été testée positive au coronavirus, indique mercredi Het Belang van Limburg. L'information a été confirmée par l'école. L'enseignante a décidé après un séjour au ski dans le nord de l'Italie de rester chez elle et de ne pas se rendre à l'école après les congés scolaires. "La professeure n'a eu aucun contact avec un élève ou un collègue depuis le 21 février", a confirmé la direction de l'école.

L'enseignante contaminée est revenue dimanche soir d'un séjour au ski dans le nord de l'Italie. Son mari et ses deux enfants sont également restés à la maison à titre préventif. Les enfants ne montrent encore aucun symptôme à l'inverse du mari qui a été testé lui aussi.
"Elle a pris contact avec moi dimanche parce qu'elle ne sentait pas bien, toussant un peu et se sentant grippée. Elle revenait d'une région à risque et est donc restée chez elle à titre préventif. Son fils, scolarisé ici en première année, est également resté à la maison", explique Eric Hendriks, le directeur du collège. "L'enseignante a été testée lundi matin et nous avons été informés aujourd'hui qu'elle était positive. Ils doivent donc tous rester chez eux pendant une dizaine de jours."

L'école a décidé d'informer, en concertation avec le centre PMS, l'ensemble des parents, élèves et professeurs qu'une enseignante avait été testée positive au coronavirus mais qu'elle n'avait eu aucun contact avec des élèves ou ses collègues depuis le 21 février. "La professeure ne s'est pas rendue ici et n'a donc jamais représenté un danger ni pour les élèves ni pour ses collègues. Pour l'école, cela ne change rien mais nous sommes très attentifs en ce qui concerne les symptômes", poursuit le directeur.

Mardi, un autre élève a ainsi été ramené chez lui préventivement. L'élève était parti skier la semaine dernière dans le nord de l'Italie. Comme il ne présentait aucun symptôme, il avait pu se rendre à l'école en concertation avec le médecin généraliste. Pris de toux en classe, il a alors été décidé de ramener l'élève chez lui.

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