Nicolas Maeterlinck

La ville d’Anvers tente de repérer des entreprises aux pratiques frauduleuses

Avec l'aide du bureau d'informations aux entreprises Graydon, l’administration anversois tente d’identifier les entreprises potentiellement financées par des revenus criminels. Le cabinet du bourgmestre Bart De Wever a confirmé ce mercredi une information de Gazet Van Antwerpen. Il s'agit d'un projet pilote.

Anvers et sa police locale tentent depuis un certain temps de lutter contre les circuits économiques illégaux actifs dans certaines zones de la ville. Ce qui se traduit sur le terrain par des inspections liées au respect des différentes conditions d'autorisation et des règles de sécurité.

Mais une collaboration avec Graydon doit conduire à la prochaine étape. Le bureau d'information commerciale va ainsi recueillir des données pour déterminer si les entreprises sont solvables et économiquement fiables. Il s’agit d’un projet pilote.

Des entités individuelles, des quartiers mais également des secteurs particuliers sont dans le collimateur de l’administration communale. Un tas de données seront collectées telles qu'un listing des voitures immatriculées auprès des sociétés, les postes vacants au sein des entreprises ou encore des informations issues du tribunal du travail.

L'utilisation d'un algorithme devrait ensuite permettre à la ville d'identifier les sociétés aux pratiques suspectes et de garder un œil sur celles-ci, avant de transmettre les dossiers aux services judiciaires.

Le bourgmestre Bart De Wever (photo) estime que la poursuite d’entreprises frauduleuses pourrait d’une part porter un coup dur à la criminalité liée au trafic de stupéfiants, et d’autre part aider les entrepreneurs qui travaillent dans la parfaite légalité. Les magasins frauduleux pratiquent en effet parfois des prix tellement bas pour leurs produits qu’ils faussent toute concurrence.

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