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La visite d’Etat en Italie postposée, en raison du coronavirus

La visite qui devait emmener le roi Philippe et la reine Mathilde (photo archives) en Italie du 23 au 25 mars prochains est reportée à une date ultérieure, annonçaient mercredi soir le Palais et le ministère des Affaires étrangères. Ce report intervient à la demande du président italien Giuseppe Conte, en raison de l'épidémie de coronavirus. Cette mesure touche aussi des universités et écoles supérieures qui devaient être du voyage.

"La phase actuelle de l'épidémie de coronavirus et les nouvelles mesures d'urgence prises par les autorités italiennes hypothèquent le programme de la visite. La Belgique et l'Italie s'accorderont dès que possible sur de nouvelles dates", précise le Palais.

Le gouvernement italien a décidé mercredi de fermer toutes les écoles et universités du pays jusqu’au 15 mars au moins. Le Premier ministre Giuseppe Conte (photo) a également annoncé que les événements sportifs devront avoir lieu sans public pour pouvoir être autorisés aux dates prévues. Des mesures drastiques pour tenter d’endiguer la propagation du virus Covid-19. Plus de 3.000 personnes (avant tout au nord de l’Italie) ont déjà contracté le virus, qui a tué une centaine de patients.

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Les délégations d’universités et écoles supérieures reportent aussi

La visite d’Etat du 23 au 25 mars devait emmener en Italie des chefs d’entreprises, des scientifiques et des représentants du monde académique belges. Ainsi, l’école supérieure limbourgeoise PXL prévoyait de conclure des accords en Italie avec des entreprises limbourgeoises qui y sont déjà actives.

Quant à l’Université d’Hasselt, elle voulait nouer des contacts avec des universités locales. "Une visite d’Etat est l’occasion de conclure des accords avec les recteurs d’universités italiennes sur des projets communs", indique le recteur Luc De Schepper. "Cela tombe malheureusement à l’eau".

"C’est un très grand groupe de quelque 200 personnes qui devraient prendre part à la visite d’Etat", précisait encore le recteur de l’université de Hasselt. "Imaginez que certains soient contaminées pendant le voyage. Il faudrait alors placer beaucoup de monde ne quarantaine à leur retour en Belgique. Je comprends donc que le Palais ne veuille pas prendre le risque".