Patrick Dewael et Sabine Laruelle prolongés jusqu’au 16 mars

Les informateurs Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR) peuvent poursuivre leur mission en vue de la formation d’un gouvernement qui devra répondre aux problèmes urgents du pays.

Les présidents de la Chambre et du Sénat, Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR), ont été chargés de poursuivre leur mission, a annoncé lundi le Palais royal à l'issue de leur audience. Ils doivent continuer à prendre les initiatives nécessaires en vue de la mise sur pied "rapide" d'un gouvernement qui "s'attellera en priorité à répondre aux problèmes urgents" du pays. Le rapport final est attendu au plus tard lundi prochain à savoir le 16 mars.

Un gouvernement d'urgence ?

Les chargés de mission n'ont pas dérogé à l'exigence de mutisme qu'ils se sont imposée en ne faisant pas de commentaire à leur sortie du Palais.

Après le non opposé lundi avec force par le CD&V à la formule "Vivaldi", le scénario attendu était celui d'une démission du tandem. Les deux libéraux ont toutefois souhaité une courte prolongation de leur mission. L'actualité récente change la donne. L'épidémie de coronavirus a pris de l'ampleur en Belgique et son effet sur l'économie commence à se faire sentir, notamment sur la Bourse. Parallèlement, la situation budgétaire continue à se dégrader et un rapport du comité de monitoring est attendu vendredi. La Belgique pourrait bien flirter avec les 3% de déficit public si les finances fédérales restent encore longtemps hors de contrôle.

Jusqu'à présent, les deux chargés de mission semblent avoir concentré leurs travaux sur la "Vivaldi", soit l'alliance des socialistes, des libéraux, des écologistes et du CD&V, après l'échec des tentatives de rapprochement du PS et de la N-VA.

Depuis lundi midi et le Bureau politique du CD&V, la situation apparaît tout à fait bloquée puisqu'aucune formule de coalition ne recueille un consensus suffisant.
Les "poseurs de veto" étaient pointés du doigt. "Tant que le PS, Ecolo et le CD&V camperont sur leur position, on ne pourra pas avancer", entendait-on dans les rangs libéraux.

La piste d'un gouvernement d'urgence reprend donc vigueur, concentré sur les problèmes de santé publique, économiques et budgétaires, mais également, à plus long terme, sur une réforme de l'Etat.

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