Le Centre de Crise tire la sonnette d’alarme: "la Belgique a besoin d’un nouvel hôpital de crise"

La Belgique a besoin d’urgence d’un hôpital de crise. C’est ce qui ressort de documents du Centre de Crise National auxquels la rédaction de la VRT a eu accès. Le projet de mettre en place un hôpital de crise date d’avant l’épidémie du coronavirus. Selon le Centre, le dossier est "critique" pour la gestion des risques dans notre pays.

L’hôpital de crise doit, quelles que soient les circonstances, être apte à accueillir un grand nombre de victimes, par exemple après une catastrophe, un attentat ou une épidémie. L’idée provient des ministères de la Défense, de l’Intérieur, et de la Santé publique, et date d’avant la crise du coronavirus.

L’hôpital d’urgence doit jouer un rôle de tampon. Il devra se spécialiser en médecine des catastrophes, brûlures, maladies infectieuses et psychologie post-traumatique. Il devra également assurer des formations et des entraînements pour d’autres établissements.

Un dossier "critique"

D’après les documents du Centre de Crise National, les autorités doivent, "lors de catastrophes provoquant une grand nombre de victimes médicales, disposer d’infrastructure, d’appareillage, de moyens, de savoir-faire et de personnel pour pouvoir rapidement accueillir ces victimes et leur dispenser une aide médicale professionnelle, quelles que soient les circonstances de travail et la localisation de l’évènement".

Selon les documents internes, le dossier en question est "critique" pour la gestion des risques dans le pays.

Un avenir pour l’hôpital de Neder-Over-Hembeek?

Actuellement, la possibilité la plus évidente de mettre en place un tel établissement de crise est de transformer le vieil hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek. Jusqu’ici, les précédents gouvernements fédéraux avaient commandé des études sur l’avenir de cet hôpital. Les différents scénarios avancés se sont toutefois heurtés à des problèmes pratiques et financiers.

L’appel du Centre de Crise National à créer un hôpital de crise pourrait constituer un nouveau départ pour le dossier de l’hôpital militaire. Dans le cas d’un feu vert, l’établissement de Neder-Over-Hembeek, ne sera plus uniquement au service de la Défense. La Santé publique et les Affaires intérieures auront également une part du gâteau (et de la facture).

 

Les plus consultés