Le Limbourgeois Koen Timmers érige une école innovante dans un camp de réfugiés kenyan

Finaliste du Global Teacher Prize de la Varkey Foundation en 2018, professeur d’informatique notamment à la haute école PXL de Hasselt mais aussi au Royaume-Uni, fondateur de plusieurs projets éducatifs liés à l’innovation et à l’environnement, le Limbourgeois Koen Timmers (photo) a installé une école innovante dans un camp de réfugiés au Kenya. Elle permet à 150 enfants de poursuivre leur scolarité et à des milliers de réfugiés de suivre des cours en ligne.

L’an dernier, le formateur  hasseltois se rendait au Kenya pour construire une école dans le camp de réfugiés Kakuma. Il s’agit de deux "bâtiments" innovants, équipés d’une série de nouvelles technologies telles que l’internet décentralisé.

"La construction de la nouvelle école s’est faite en un rien de temps", racontait Koen Timmers à Radio 2 (VRT). "En deux semaines de temps, les bâtiments étaient déjà érigés. Nous les avons installés à côté d’une autre école qui s’y trouvait déjà. Lorsque les enfants de cette première école y sont revenus après une semaine de congé, ils ont ouvert de grands yeux devant cette nouvelle école futuriste".

Il n’a ensuite plus fallu qu’une semaine pour terminer l’aménagement du nouveau bâtiment. "Il y a eu un peu de retard, mais finalement nous avons pu chercher les laptops au point de collecte des Nations Unies. Il nous a alors fallu, en l’espace de deux heures, déballer tous les laptops, connecter l’internet …".

Une équipe de Hollywood nous a suivis à la trace
Koen Timmers

L’ouverture de l’école dans le camp de réfugiés kenyan Kakuma a été filmée par une équipe de Hollywood. "Ils nous ont suivis partout à la trace parce qu’ils veulent produire un documentaire. Secrètement, ils espéraient bien entendu que quelque chose échoue, parce que cela fournit une meilleure histoire", plaisante Koen Timmers.

En se rendant au Kenya, le professeur flamand a pu constater sur place que l’enseignement y est d’un niveau moins élevé qu’il ne l’avait escompté. "Beaucoup d’enseignants ne sont pas qualifiés et les élèves n’ont pas tous le même niveau de connaissances. En plus de cela, beaucoup d’enfants n’ont plus de parents et aboutissent dans un camp de réfugiés où l’on parle une autre langue que la leur. Les cours vont donc devoir se dérouler d’une façon un peu différente de ce qui avait été prévu", concluait Timmers.

Les réfugiés du monde entier peuvent suivre des cours

Grâce à tous les moyens novateurs mis en place, la possibilité est maintenant donnée aux enfants réfugiés d’aller à l’école, mais aussi de suivre des cours en ligne. "Via les nouvelles technologies, des milliers de réfugiés peuvent maintenant suivre des cours en ligne, chacun à son propre rythme".

En raison du succès de son projet, Koen Timmers ne s’en tient pas à une seule école. "Nous allons aussi construire une école en Argentine. L’école prévue pour la Palestine est presque terminée et en Tanzanie nous devrions être prêts vers le mois de novembre".

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