Huit interpellations dans une enquête sur le milieu de la drogue à Anvers

La police judiciaire fédérale d'Anvers a mené une série de perquisitions mercredi matin dans le cadre d'une enquête sur une organisation criminelle. Ces perquisitions ont mené à l'interpellation de huit personnes, indique le parquet anversois. L'organisation est soupçonnée d'être impliquée dans une série de violences liées au milieu de la drogue, commises à Anvers. Les deux femmes et six hommes âgés de 26 à 44 ans seront présentés au juge d'instruction.

Trente-neuf adresses en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne ont été perquisitionnées mercredi matin. En Belgique, elles ont eu lieu dans les provinces d'Anvers (15), du Limbourg (18), de Flandre orientale (2), de Flandre occidentale (1) et du Brabant flamand (1). Huit personnes ont été interpellées.

Un certain nombre de suspects seraient liés à des incidents violents dans le milieu de la drogue commis à Anvers. La police a saisi une arme à feu, des munitions, un chargeur, 65.000 euros en liquide, des articles de luxe et des bijoux, un lingot d'or d'un kilo et un grand nombre de téléphones cryptés.

"L'enquête visait à cartographier les trafics d'armes et les lignes d'approvisionnement de grenades et d'explosifs, ainsi que de découvrir comment les bandes de trafic de stupéfiants s'arment", a expliqué Kristof Aerts, porte-parole du parquet d'Anvers.

Un appartement d'Anvers est apparu dans le viseur des enquêteurs, dans lequel un certain nombre de membres de l'organisation criminelle opéraient. D'autres se sont avérés actifs dans le Limbourg. Des explosifs, des détonateurs, un lance-roquettes avec une grenade anti-char et des armes de guerre du type AK-47 y ont été découvertes.

Enquête lancée il y a près d’un an

Plusieurs suspects étaient apparus dans l'enquête après une fusillade dans la nuit du 20 avril 2019, visant une femme âgée de 20 ans. Lors des perquisitions qui ont suivi les faits, un arsenal avait été découvert: huit grenades, six armes à feu et munitions, un kilo de semtex, deux mécanismes d'allumage de GSM ainsi que 40 kilos de cocaïne et 25.000 euros en liquide.

Au cours de l'enquête, il est apparu que l'organisation œuvrait avec un groupe aux Pays-Bas. "Ce dernier semble responsable de l'approvisionnement de l'organisation. Les armes proviendraient de l'ancien bloc de l'Est", a précisé le parquet.

Les huit personnes interpellées mercredi seront présentées au juge d'instruction. Les faits ont été qualifiés de participation à une organisation criminelle, d'infractions à la loi sur les armes et de trafic de stupéfiants.

Les plus consultés