Les travailleurs du sexe ont moins de clients à cause du coronavirus

Les prostituées, escortes et autres travailleurs du secteur accueillent de moins en moins de clients à cause du coronavirus. C’est ce qu’a remarqué l’organisation Violett, qui offre une aide sociale et médicale au travailleurs du sexe. "Les clients et les prostituées nous posent beaucoup de questions sur les risques sanitaires", souligne l’organisation.

L’organisation Violett est active dans le Quartier des Marins d’Anvers. "Plusieurs filles nous ont raconté que le coronavirus a clairement un impact sur le nombre de clients", explique Wendy Gabriëls, au micro de Radio 2 (VRT).

"Nous recevons également beaucoup de questions sur les risques sanitaires, tant des travailleurs que des clients", ajoute-t-elle. "L’intimité est évidente, c’est le principe même du travail de sexe, et on peut donc difficilement l’éviter. Nous conseillons toutefois d’éviter de s’embrasser. Les travailleurs du sexe qui se sentent malades feraient également mieux de ne pas travailler".   

Aucune protection économique

En cas de baisse du nombre de clients, les travailleurs du sexe subissent une sérieuse perte de revenu. "C’est là un point délicat. Les travailleurs du sexe n’ont pas de statut dans notre pays", indique encore la collaboratrice de l’organisation Violett. "Celles et ceux qui se retrouvent à ne plus pouvoir travailler ne bénéficient d’aucun filet de sécurité économique, alors que leurs dépenses fixes restent de mise".