Peu de parents ont sollicité la garderie que doivent assurer les écoles

Dix pour cent des enfants étaient présents dans les écoles fondamentales de Flandre ce lundi matin, premier jour de trois semaines de suspension des classes pour prévenir une propagation accrue du coronavirus. Dans le secondaire, le taux de présence était inférieur à 5%, a indiqué le ministre flamand de l'Education, Ben Weyts (N-VA). Il semblerait que beaucoup de parents se soient mobilisés pour (faire) garder leurs enfants ou aient eu recours à des solutions créatives.

Les chiffres disponibles montrent aussi une présence en nombre des enseignants pour assurer l’accueil des enfants dans les écoles néerlandophones. "Je veux remercier tous les enseignants pour la grande responsabilité qu'ils ont démontrée aujourd'hui", a salué le ministre de tutelle Ben Weyts.

Ce dernier a toutefois souligné que cette tendance au premier jour ne pouvait être garantie pour les prochaines semaines. "Sans aucun doute, beaucoup de gens ont fait un effort particulier aujourd'hui pour assurer eux-mêmes l'accueil de leurs enfants. Il est difficile d'évaluer au premier jour comment la situation va évoluer. Il est trop tôt pour tirer des conclusions".

Dans les écoles francophones du pays, la fréquentation des garderies était à peu près semblable à celle en Flandre ce lundi. Selon les chiffres collectés auprès des différents réseaux d'enseignement, le taux de présence dans le fondamental (maternel et primaire) était en moyenne sous les dix pour cent à peine. Dans le secondaire, ce chiffre était encore plus bas, ce qui a poussé très vite la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) à qualifier cette faible présence de "réussite".

Pour freiner la propagation du Covid-19, les autorités avaient décidé jeudi dernier de suspendre les cours pour trois semaines dans toutes les écoles du pays, une mesure rarissime. Logiquement, tous les élèves sont dès lors présumés absents de manière justifiée. Chaque établissement est toutefois tenu d'accueillir ses élèves dont les parents travaillent dans des domaines des soins de santé, de la sécurité publique, de l'accueil de la petite enfance, des personnes âgées ou de l'enseignement, ainsi que ceux dont les parents ne peuvent faire autrement que de les confier à leurs grands-parents, catégorie à risque du Covid-19, selon une circulaire ministérielle envoyée fin de semaine passée.

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