Les ateliers de confection des prisons fabriquent des masques pour pallier la pénurie

Dans l'atelier de confection de la prison d'Audenarde, la production de masques buccaux destinés à pallier la pénurie a commencé. Les prisons de Bruges, Merksplas, Bruxelles et Mons suivront plus tard.

L'atelier de confection de la prison d'Audenarde (Flandre-Orientale) fabriquait déjà des masques buccaux mais pour une entreprise extérieure. Nous avons à présent demandé les modèles afin de pouvoir le faire à plus grande échelle et en interne. L'idée est venue des détenus eux-mêmes et est bien sûr soutenue", déclare Kathleen Van De Vijver, porte-parole de l'administration pénitentiaire.

Le producteur nous a fourni le modèle pour les masques buccaux médicaux professionnels. Nous pouvons à présent nous mettre au travail".

500 masques à usage professionnel par jour

À l'atelier de confection de la prison d’Audenarde, 15 détenus environ fabriquent des pantalons, des vestes et des chemises pour les détenus ainsi que des vêtements de travail pour le personnel de surveillance et le personnel technique. De plus, 30 autres travaillent pour des firmes externes. "Nous pensons que c'est une façon utile de passer le temps et que les détenus peuvent gagner ainsi un peu d’argent, environ 3 euros l’heure. Il y a des détenus qui travaillent ainsi dans des ateliers depuis des années et qui ont donc suffisamment d'expérience et pourront commencer à s’y mettre dès maintenant", souligne Kathleen Van De Vijver.

Dès ce mardi, 11 détenus expérimentés dans la confection vont commencer à produire environ 500 masques par jour. Dans la prison de Merksplas, 7 personnes sont prêtes à commencer également. Les autres prisons dotées d'ateliers de couture suivront bientôt", ajoute encore Kathleen Van De Vijver.

Les masques qui seront produits en prison sont des masques à usage médical, appelé "masque chirurgical". Ces masques peuvent être lavés. Notre service médical nous a assuré qu'ils peuvent être utilisés par des professionnels. Nous ne pouvons pas délivrer de certificat parce que nous les fabriquons nous-mêmes, mais pour le moment, c'est bien sûr secondaire", explique Kathleen Van De Vijver.

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