Jeneverstokerij Rubbens

Des distilleries de genièvre reconverties pour fabriquer de l’alcool désinfectant

Les distilleries Rubbens à Wichelen et De Moor à Alost, en Flandre orientale, ne produisent plus de spiritueux mais de l'alcool désinfectant pour aider le secteur médical durant la pandémie de coronavirus. L'alcool peut également être utilisé pour fabriquer du gel désinfectant pour les mains. La distillerie Filliers à Deinze, célèbre pour ses spiritueux, va d’ailleurs aussi se lancer dans la production.

"Nous avions déjà réalisé, la semaine dernière, que la crise du coronavirus ne serait pas une crise ordinaire et que nous pourrions jouer un rôle avec l’alcool que nous fabriquons", déclare Hendrick Beck de la distillerie de genièvre Rubbens de Wichelen . "La douane nous a expliqué comment nous pouvions transformer notre produit potable en alcool de désinfection non potable. Nous nous sommes mis directement au travail".

Chez Rubbens, on produit aujourd'hui 10 000 litres de désinfectant par jour. Ce sont surtout les hôpitaux et les services d'urgence tels que la Croix-Rouge qui s’adressent à la distillerie pour le moment pour se procurer de l'alcool à 90°. Mais les médecins et les pharmaciens peuvent aussi utiliser le produit pour le transformer en gel désinfectant pour les mains, par exemple.

L'initiative lancée par Rubbens a depuis été suivie par la distillerie De Moor à Alost. Là aussi, après consultation des douanes et accises, de la fédération sectorielle et du ministre Alexander De Croo (Open VLD), l'autorisation a été accordée de fabriquer de l'alcool désinfectant. Cet alcool peut également servir pour désinfecter les masques chirurgicaux, entre autres. Dans l'intervalle, une demande a également été introduite par la distillerie de genièvre Filliers à Deinze.

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