Garde d’enfants: les écoles flamandes reçoivent de nouvelles directives 

Toutes les écoles flamandes ont reçu de nouvelles directives relatives à la pandémie de coronavirus Covid-19. Les cours restent suspendus mais les écoles et les internats doivent prévoir l'accueil jusqu'au vendredi 3 avril. Les enfants malades doivent rester à la maison. Les parents qui peuvent travailler à la maison doivent s’occuper eux-mêmes de leurs enfants.

Ces directives ont été communiquées après une "concertation constructive" du ministre flamand de l'Education, Ben Weyts (N-VA), avec les coupoles de l'enseignement et les partenaires sociaux mercredi soir.

Accueil de trois groupes d'enfants (en bonne santé)

Il est concrètement demandé aux écoles de prévoir l'accueil de trois groupes d'élèves en bonne santé les enfants dont les parents travaillent dans des secteurs cruciaux ( soins, sécurité, sécurité alimentaire, distribution, ...), les enfants vulnérables socialement ou médicalement, ou les enfants avec une situation familiale difficile. Les parents qui peuvent travailler à la maison, gardent leurs enfants.

Les enseignants ont désormais le rôle essentiel de veiller à ce que le personnel soignant puisse continuer à remplir ses tâches vitales.
Ben Weyts - Ministre flamand de l'Education

Les élèves malades doivent également rester à la maison. "C'est un appel aux parents à s'occuper autant que possible eux-mêmes de leurs enfants, ce qui est le mieux pour tout le monde", déclare le ministre flamand de l'éducation Ben Weyts (N-VA). "Les enseignants ont désormais le rôle essentiel de veiller à ce que le personnel soignant puisse continuer à remplir ses tâches vitales. C'est pourquoi nous devons également veiller à imposer une charge minimale aux enseignants et aux écoles et à rester à la maison autant que possible et à garder nos enfants à la maison" ajoute le ministre.

En fait, la règle générale est et reste que les écoles doivent accueillir le moins d'élèves possible, mais d'un autre côté, l'Agence pour les soins et la santé souligne qu'il n'est pas important de savoir quelle est la taille d'un groupe d'élèves pour réduire le risque d'infection. Toutefois, il est important que la composition du groupe reste la même. Il ne faut donc pas d’échange d’élèves entre les écoles, souligne le ministre.

Ces derniers jours, nous avons constaté que de nombreux parents gardaient déjà leurs enfants à la maison, souvent il n'y avait qu'une poignée d'enfants à l'école. Si les écoles ne doivent pas s'occuper d'un seul élève, elles peuvent se rabattre sur un système permanent. Ainsi, les parents peuvent faire appel à l'école plus tard, mais le personnel éducatif peut travailler à domicile dans la mesure du possible.

"Il y a une très grande disponibilité des enseignants"

Lieven Boeve, directeur général de l'enseignement catholique, souligne que la concertation avec le ministre a été constructive, mais qu'il était nécessaire de renforcer les mesures : "En tant qu'enseignants, nous avons une responsabilité sociale, la société compte sur nous et nous ne voulons pas nous dérober à cette responsabilité".

Nous voulons des groupes aussi petits que possible, que nous ne mélangeons pas les groupes et que nous nous assurons que les gens puissent suivre les consignes de sécurité.
Lieven Boeve, directeur général de l'enseignement catholique

"Mais nous voulons le faire dans les conditions les plus sûres possibles, y compris pour le personnel enseignant", poursuit-il. "Cela signifie que nous voulons des groupes aussi petits que possible, que nous ne mélangeons pas les groupes et que nous nous assurons que les gens puissent suivre les consignes de sécurité".

Raymonda Verdyck, du réseau officiel d’enseignement de la Communauté, souligne également la volonté des enseignants : "La volonté d'accueillir les enfants dans nos écoles est encore très grande. Cependant, nous constatons qu'il y a de moins en moins d'enfants à l'école. Dans un certain nombre d'écoles, il n'y a carrément plus d'enfants, et là aussi, la permanence est assurée. Un jour n'est pas l'autre, mais nous constatons qu'il existe une incroyable solidarité entre les enseignants pour traverser cette période difficile".