&#169 Paul Harizan

A Alost, le fabriquant belge de respirateurs artificiels a vu sa production doubler

La société Medec basée à Alost, en Flandre orientale, fabrique jusqu'à 30 respirateurs artificiels par semaine pour répondre à la demande croissante dans la lutte contre le coronavirus. "Nous voulons aller encore plus loin et produire jusqu'à 45 unités par semaine", déclare le PDG de l'entreprise Kristof Braem.

La société Medec est spécialisée dans le développement et la fabrication d’équipement d’anesthésie et de soins intensifs. Tous ces produits sont développés et fabriqués dans son usine située à Aalst.

En temps normal, Medec fabrique des respirateurs utilisés en salles d'opération pour anesthésier les patients. "C'est un appareil qui est essentiellement utilisé par les anesthésistes, mais avec quelques ajustements mineurs, il est en fait aussi extrêmement adapté pour ventiler les patients atteints par le coronavirus et qui doivent rester durant une longue période dans l'unité de soins intensifs", a expliqué Kristof Braem à Radio 2 Oost-Vlaanderen (VRT).

La respiration est cruciale pour les patients atteints du coronavirus qui sont dans une situation critique. A cause du virus ces patients sont en détresse respiratoire aigüe.

"J'ai l'impression que la Belgique est bien préparée et que notre pays a créé une réserve d'appareils. Nous avons déjà livré une trentaine d'appareils à notre propre pays. L'autre production est maintenant principalement destinée à l'étranger". Medec produit normalement environ 15 appareils par semaine et a déjà pu doubler ce nombre en très peu de temps. "Nous allons tripler notre production à court terme afin de pouvoir répondre à la demande".
 

La demande est 20 fois plus importante que d'habitude
Kristof Braem, PDG de Medec

"Certains pays nous implorent véritablement de leur livrer du matériel. Nous recevons des demandes de l'Italie et de la Grande-Bretagne, mais aussi de pays extérieurs à l'Union européenne comme l'Ouzbékistan ou l'Ukraine. L'entreprise Medec souligne que des accords ont été fixés pour des prix équitables afin qu'il n'y ait pas de surenchère entre les pays. "Nous allons distribuer ce matériel. Nous contacterons également les clients qui avaient commandé nos produits "ordinaires" et leur ferons savoir que la lutte contre le coronavirus est désormais notre priorité.

Une version moins chère en préparation

En ce moment, Medec est en train de développer sur un respirateur plus simple, plus rapide et moins cher. "L'avantage est que nous disposons des connaissances nécessaires et que le développement peut être achevé en quelques semaines. Nous voulons débuter la production rapidement afin de pouvoir aider autant que possible". Medec à Alost emploie une vingtaine de personnes. Mais a fait appel à certains employés de la société mère, actuellement au chômage technique, pour aider à l'assemblage des respirateurs.

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