La section pour femmes de la prison d’Hasselt fabrique des masques pour les infirmières

Dans la prison d’Hasselt (Limbourg), la section des femmes a déjà fabriqué environ 800 masques de protection. Ils en ont offert 250 aux infirmières à domicile de Bilzen. Le reste est destiné à leur propre personnel et aux autres prisons. Lorsqu'il y en aura suffisamment, la prison en fera don également à des services extérieurs.

L'annonce de la pénurie de masques de protection a également atteint le personnel de la prison de Hasselt. "Une de nos gardiennes a des relations qui travaillent dans le secteur des soins à domicile où il y a une pénurie de masques", explique la directrice Anca Wauters. "Comme un certain nombre de femmes détenues ici sont de bonnes couturières, nous leur avons demandé de fabriquer bénévolement des masques de protection. Elles ont immédiatement accepté avec enthousiasme".

Depuis le début de cette initiative 800 masques ont déjà été fabriqués. 250 d'entre eux sont destinés aux infirmières à domicile de Bilzen. Mais la prison elle-même a également besoin de masques. "Nous les utilisons à présent pour notre personnel et d'autres prisons en recevront bientôt." Dès que les stocks dans les prisons seront reconstitués, des masques buccaux seront également envoyés aux services extérieurs.

Pour disposer de suffisamment de matériel la prison a pu compter sur l’aide de la population. "Nous avons demandé du matériel et d'autres fournitures. Il y a eu beaucoup de réactions", déclare la directrice. La prison elle-même dispose de deux machines à coudre, mais des membres du personnel en ont également apportées. "Depuis lors nous disposons de onze machines à coudre et seize femmes coupent, fabriquent des rubans et cousent".

Même en prison, la vie normale s'est arrêtée à cause du coronavirus. "Les détenues passent beaucoup plus de temps en cellule", ajoute Anca Wauters. "Il n'y a plus de travail, donc les ateliers sont fermés. Aucun sport n'est autorisé et il n'y a plus de visites. Toutes les activités ont été annulées. Pour les détenues seule la promenade est encore autorisée. Les femmes qui peuvent maintenant participer à la confection de masques sont très reconnaissantes. Elles sont également heureuses de pouvoir contribuer à la lutte contre cette épidémie et offrir quelque chose en retour à la société".
 

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