L'hebdomadaire Knack fera du fact-checking pour Facebook

L'hebdomadaire flamand Knack et l'agence de presse allemande dpa traqueront les fausses informations sur les plateformes de Facebook en Belgique, annonçait jeudi le réseau social en ligne. Les nouveaux partenaires ne pourront toutefois pas vérifier les déclarations politiques.

Facebook coopère déjà avec une cinquantaine de vérificateurs de contenus dans plusieurs pays pour évaluer l'exactitude des messages, photos ou vidéos partagés sur ses réseaux. Le programme s'étend désormais à la Belgique.

L'hebdomadaire Knack est le seul média belge certifié par le réseau international de vérification des faits (International Fact-Checking Network). Un prérequis indispensable pour pouvoir vérifier les contenus pour le géant du Web.

L’agence de presse allemande Dpa s'attaquera aux contenus erronés en français et en néerlandais dès la semaine prochaine, avec un vérificateur pour chaque langue. En fonction de la quantité de travail, "il est possible que d'autres personnes nous rejoignent dans les semaines ou les mois à venir", déclare Marco Mierke, de l'agence de presse allemande.

Knack s'attèlera à la tâche à partir de mai, avec deux "fact-checkers" néerlandophones aux côtés du journaliste Jan Jagers, qui vérifie déjà les faits pour le magazine depuis longtemps. Facebook rémunère ses partenaires au nombre de contenus examinés. Les vérificateurs peuvent prendre l'initiative de se renseigner eux-mêmes, mais l'algorithme de Facebook leur indique également des messages potentiellement faux.

Ils ne pourront par contre pas examiner les déclarations politiques. Le réseau social estime en effet qu'il n'appartient pas à une entreprise privée de censurer les politiciens. Knack et dpa précisent de leur côté qu'ils continueront à vérifier les propos politiques indépendamment de leur mission pour Facebook.

Si un vérificateur juge un contenu erroné, Facebook descend le post dans le fil d'actualité, ce qui le rend moins visible. Les pages qui partagent de fausses informations de manière répétée verront leur diffusion diminuer. Elles ne pourront plus générer de revenus publicitaires, explique Facebook. Les personnes qui voient ou partagent un message identifié comme faux seront informées.