Les mesures de confinement prolongées jusqu’au 19 avril, pour l'instant

Les mesures de confinement entrées en vigueur le 18 mars dernier à la suite d'une réunion du Conseil national de sécurité seront valables jusqu'au 19 avril, soit le dimanche de fin des vacances scolaires de Pâques. C’est ce qu’a confirmé ce vendredi soir la Première ministre Sophie Wilmès, à l’issue de la réunion du Conseil national de sécurité (photo). Pas de renforcement des mesures, ni de nouvelles mesures ajoutées. La situation sera ensuite réévaluée et, si c’est jugé nécessaire par les experts, les mesures strictes de confinement seront prolongées de deux semaines additionnelles, soit jusqu’au 3 mai. Dans ce cas-là, les cours resteront suspendus aussi dans les écoles jusqu’à cette date. Une garderie devra encore pouvoir être assurée dans les écoles durant les vacances de Pâques (6-17 avril), et un système de perception immédiate des amendes va être créé rapidement.

Ces mesures de confinement général étaient entrées en vigueur le 18 mars dernier et initialement valables jusqu'au 5 avril. Elles sont donc maintenant prolongées de deux semaines, jusqu’à la fin des vacances scolaires de Pâques. La situation sera réévaluée vers la fin de cette période, pour juger s’il est nécessaire de prolonger les mesures de confinement général de deux semaines supplémentaires, donc jusqu’au 3 mai.

Le Conseil national de sécurité - qui réunit la Première ministre, les ministres compétents, les ministres-présidents des Régions et Communautés ainsi que les représentants des instances publiques en charge de la crise - n’a par contre pas décidé d’ajouter des mesures restrictives supplémentaires, sur la base du dernier rapport des experts du "risk management group".

Les mesures de confinement n’ont pas non plus été renforcées par rapport à celles qui étaient en vigueur depuis le 18 mars.

HANS PUT

Un espoir : "L’accélération est moins forte"

Dans les prochaines semaines, des Conseils nationaux de sécurité seront convoqués régulièrement pour faire le point sur la situation. Les ministres ont entendu dans l'après-midi les dernières analyses du Risk Management Group, avec des nouvelles plutôt positives. "Les scientifiques nous rapportent que certains indicateurs démontrent un ralentissement de la croissance exponentielle de l'épidémie", a exposé Sophie Wilmès. Les cas continuent d'augmenter, "mais l'accélération est moins forte". "Néanmoins, tous s'accordent à dire qu'il est beaucoup trop tôt pour affirmer avec certitude que l'épidémie est sous contrôle. (...) Nos efforts ne font que commencer", a averti la Première ministre.

La vie quotidienne des Belges ne devrait pas beaucoup changer ces prochaines semaines, si ce n'est que les autorités comptent bien faire le maximum pour faire respecter les mesures entrées en vigueur la semaine dernière. Dans ce but, "nous mettrons en place à court terme un système de perception immédiate des amendes", a indiqué la Première ministre. Ceux qui ne respectent pas les règles seront sanctionnés.

"Il est indispensable que tout le monde joue le jeu", a-t-elle martelé, rappelant les grands principes qui sont par ailleurs repris en détail sur le site www.info-coronavirus.be : tous les citoyens sont tenus de rester chez eux, seuls les déplacements nécessaires (travail si aucun télétravail possible, courses, médecin,...) ou liés à une situation d'urgence sont autorisés. On peut sortir le temps d'une activité physique mais dans ses environs proches et en restant en mouvement ("l'objectif n'est pas de s'installer dans un parc pendant des heures, ni de passer la journée dans les Ardennes ou à la ler"), une distance d'1,5m entre personnes est obligatoire, les rassemblements sont interdits. 

"Malheureusement quelques citoyens n'ont pas compris la situation", et les "lockdown parties" de jeunes restent un problème, a regretté Sophie Wilmès. "Je sais que beaucoup de jeunes ne se sentent pas concernés par le coronavirus, (...) mais aujourd'hui on a aussi des jeunes en soins intensifs", a-t-elle tenu à rappeler. "En termes d'hospitalisations en soins intensifs, nous n'avons pas encore vu le bout du tunnel", a appuyé la Première ministre.

Du côté des écoles, une garderie des enfants continuera d'être assurée durant les vacances scolaires de Pâques, ou "une autre forme de garderie" sous certaines conditions si ce n'est pas possible. Dans ce cas, "les enfants gardés ensemble jusqu'à présent devront continuer à être pris en charge ensemble et ne pas être mélangés à d'autres enfants. Et les enfants seront de préférence pris en charge par des personnes avec qui ils ont déjà eu des contacts dernièrement".

La Première ministre (photo) avait débuté la conférence de presse en remerciant toute la population pour les efforts considérables réalisés pour respecter les mesures de confinement. Sophie Wilmès a également remercié tous les membres des secteurs qui restent actuellement en activité pour soigner, soutenir ou approvisionner le reste de la population.