A Bruges, un hôtel ouvre ses portes pour accueillir des sans-abris pendant la crise du coronavirus

Nous le voyons un peu partout, la crise du coronavirus entraîne de jolis élans de solidarité au sein de notre société. A Bruges, l’hôtel trois étoiles ‘t Putje a décidé d’ouvrir ses portes aux personnes sans-abris. L’établissement accueille au total huit SDF. D’autres hôtels ont pris la même initiative ailleurs en Flandre.

"En temps normal, nous pouvons aller dans les bibliothèques pour y lire, ou s’y assoir, ou alors aller dans d’autres centres, mais maintenant tout est fermé, donc on ne sait plus où se rendre", témoigne un sans-abri au micro de la VRT. 

Depuis quelques jours maintenant, les patrouilles de police ne permettent plus à personne de s’installer dehors sans bouger. Les centres d’accueil pour sans-abris sont par ailleurs bondés, d’autant que les places sont moins nombreuses maintenant qu’une distance d’un mètre et demi doit être respectée en tous lieux. Certaines personnes sans domicile fixe ne savent dès lors plus où se rendre. 

Un hôtel trois étoiles

A Bruges, le centre de nuit ‘t Sas ne peut désormais plus accueillir que 10 personnes, contre 18 avant l’épidémie du Covid-19. 

Grâce à la collaboration spontanée de l’hôtel t’ Putje, cette capacité d’accueil a pu être étendue. "Nous offrons à ces personnes un lit. Elles peuvent aussi prendre un bain, et le matin on leur donne du café", explique la gérante Tina Wijns. "A 9 heures, elles doivent quitter l’établissement, et elles peuvent prendre un petit-déjeuner au t’Sas", précise-t-elle.

"Cela fait 4 mois que je suis sans-abris", raconte Nicolas De Bels. "C’est la première fois que je peux prendre un bain, et je peux vous dire que ça fait énormément de bien, moralement, et physiquement aussi évidemment". 

Soutien des CPAS

Des initiatives similaires ont été prises dans d’autres villes flamandes. Les CPAS y rémunèrent les hôtels à hauteur de 40 euros maximum par chambre. "Ce n’est toutefois pas pour l’argent qu’il faut le faire", admet Tine Wijns. "De mon côté, je ne sais pas comment je vais pouvoir payer le salaire de mon personnel fin avril". 

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