Malgré l’interdiction, de nombreuses prostituées continuent de proposer leurs services en ligne

Depuis l'entrée en vigueur des mesures de confinement, les lieux de prostitution ont fermé leurs portes, mais de nombreuses travailleuses du sexe proposent désormais leurs services en ligne. C'est ce qu'écrit la Gazet van Antwerpen. "Elles le font souvent par nécessité financière car elles n'ont pas droit au chômage économique ni à d’autres allocations", a déclaré à Radio 2 Antwerpen, Wendy Gabriëls de l’organisation Violett qui offre une aide sociale et médicale au travailleurs du sexe.

Depuis l'entrée en vigueur des mesures de confinement, le Schipperskwartier d’Anvers est désert. On ne voit plus personne derrière les vitrines. Pourtant de nombreuses prostituées continuent à offrir leurs services, explique Wendy Gabriëls de Violett, une organisation qui offre une assistance médicale et sociale aux travailleurs du sexe : "Comme elles n’ont aucun revenus, elles le font vraiment par nécessité."

"Nous reconnaissons que ce n'est pas une bonne idée de faire du commerce du sexe en ce moment, mais nous comprenons leur situation. Elles ont souvent une famille à charge. Mais vous pouvez aussi vous poser la question de savoir : qui sont leurs clients ? Il y a certainement là aussi une responsabilité de leur part".  

Violett tente de contacter ces prostituées qui poursuivent leurs activités

L'organisation Violett tente de contacter ces prostituées en ligne pour leur offrir de l'aide. "Il s'agit souvent de jeunes filles étrangères qui ne parlent pas bien le néerlandais et qui ne sont pas à l’aise avec les démarches administratives. Nous leur indiquons ensuite où elles peuvent se procurer des colis alimentaires ou nous voyons si nous pouvons jouer un rôle de médiateur pour demander au propriétaire un report de loyer", explique encore Wendy Gabriëls.

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