Les agences de voyages belges escomptent deux milliards d’euros de pertes

En l’absence de réservations pendant cette période de confinement général, les agences de voyage belges chiffrent leurs pertes jusque mi-avril à 2 milliards d'euros. La plupart des consommateurs préfèrent en effet reporter leurs vacances, car ils souhaitent absolument partir après la mise en confinement, indique le quotidien financier De Tijd ce jeudi. En début de semaine, le secteur touristique belge a réclamé la création d'un fonds des calamités.

La vente de nouveaux voyages est au point mort. "Plus rien ne rentre", admet Frank Bosteels, porte-parole du voyagiste Connections, alors que "notre chiffre d'affaires avoisine les 10 millions d'euros par mois".

Selon le président de la Fédération flamande des agences de voyage, Koen van den Bosch, l'impact financier de la pandémie de coronavirus sur le secteur en Belgique est gigantesque. "En envisageant un confinement jusqu'au 19 avril et qu'ensuite les gens pourront à nouveau voyager, les agences en Flandre et à Bruxelles essuieront une perte d'1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires".

Comme la Wallonie représente un tiers du marché, les pertes à l'échelle nationale grimpent à 2 milliards d'euros. Ce montant avancé par le quotidien ne tient pas compte des résultats du leader du marché, TUI Belgique.

Le secteur demande un fonds des calamités

Dans une lettre adressée à la Première ministre Sophie Wilmès et au commissaire européen en charge de la Protection des Consommateurs Didier Reynders, le secteur touristique belge soulignait lundi le "besoin urgent d'un fonds d'urgence/calamité comme dans certains pays scandinaves".

Si le coronavirus touche tous les secteurs, il "frappe celui du tourisme en plein cœur", estiment l'Association des tour-opérateurs belges ABTO et les unions professionnelles francophone (UPAV) et flamande (VVR) des agences de voyages. "Les organisateurs de voyages ont versé de gros montants à leurs partenaires locaux sous forme d'acomptes pour les voyages réservés et ces montants ne peuvent pas être récupérés, ce qui entraîne de sévères pertes", expliquaient-ils à propos de la mise en place d'un fonds d'urgence qui servirait "à couvrir ces montants et à s'assurer que le travail effectué est récompensé".

Les fédérations demandent également le maintien du système de bons à valoir mis en place grâce à l'arrêté ministériel du 19 mars dernier. Celui-ci permet aux voyageurs de réserver à nouveau leurs vacances jusque un an après la date d'émission.

Toerisme Dadizele

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