Pas de funérailles, mais la consolation de poèmes pour les victimes du Covid-19

Les poètes belges s'unissent pour écrire - sous le nom de "Fleurs de funérailles" - des poèmes funéraires, en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19, où les enterrements doivent se passer dans la plus stricte intimité ou être reportés. C’est le Poète national Carl Norac qui a annoncé cette initiative ce vendredi, via la Maison de la poésie.

Le projet a pour objectif d'offrir à chaque défunt (décédé du Covid-19 ou non), dont la famille en fait le souhait, un texte d'adieu poétique. Quatre-vingt poètes belges, de toutes les provinces du pays, ont souhaité soutenir ce projet. Ce dernier dispose également de l'aide de traducteurs littéraires professionnels, via la maison internationale de la littérature Passa Porta, pour proposer des poèmes traduits dans d'autres langues que le français et le néerlandais.

Carl Norac (photo) a découvert "De eenzame uitvaart", une initiative du poète hollandais Bart F.M. Droog, alors élu Poète de la Ville de Groningen, en 2001. L'idée étant à l’époque que des poètes adressent aux défunts sans famille, ni amis, quelques mots pour les accompagner lors de leur enterrement", indique le communiqué.

Ce projet, actuellement coordonné en Flandre par VONK & Zonen, va être élargi en Wallonie, soutenu par la Maison de la Poésie de Namur, et à Bruxelles, par les Midis de la Poésie, sous le nom de "Fleurs de funérailles/Gedichtenkrans".

Un poème personnalisé a notamment déjà été écrit par Paul Demets pour l’adolescente gantoise de 12 ans qui est décédée cette semaine du coronavirus. C’est actuellement l’une des plus jeunes victimes de cette maladie recensées en Europe.

Carl Norac