Erika Vlieghe préside le groupe d’experts qui doit préparer le déconfinement

Le groupe de dix experts qui préparera la sortie progressive du confinement général dans lequel le pays est plongé depuis mi-mars a été constitué, a annoncé lundi soir la Première ministre Sophie Wilmès. L'on y retrouve quelques noms connus depuis la crise du coronavirus, comme les virologues Marc Van Ranst et Emmanuel André. La présidence de ce groupe d’experts - qui comprend aussi des acteurs du monde économique et social - a été confiée au docteur Erika Vlieghe, cheffe du service des Maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de Gand et membre du Comité scientifique qui conseille les politiques dans cette crise sanitaire.

La Première ministre avait annoncé la semaine passée à la Chambre la création d’un "Groupe d'Experts en charge de l'Exit Strategy" (GEES). Il est chargé "d'élaborer une vision stratégique afin de guider la période d'assouplissement des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus".

La présence de représentants du monde scientifique et médical est importante. On retrouve dans le groupe les virologues Marc Van Ranst et Emmanuel André, ainsi qu'Erika Vlieghe, cheffe du Service des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire d'Anvers, qui présidera le groupe, mais aussi l'épidémiologue Marius Gilbert et le biostatisticien Niel Hens.

En font aussi partie le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch, l'économiste Mathias Dewatripont, la juriste Inge Bernaerts, la secrétaire générale de la Fédération des Services sociaux, Céline Niewenhuys, l'administrateur de sociétés Johnny Thijs.

"Je crois beaucoup en l'intelligence collective, d’autant plus dans une crise aussi inédite que celle que nous vivons en ce moment", a expliqué Sophie Wilmès (photo). "Notre pays ne manque ni d'expertise, ni de savoir, ni de talent. C'est une force vive qui doit guider le politique dans les décisions qu'il prend. Nous savons que la gestion de la période de transition vers un retour à la normale sera déterminante pour éviter une recrudescence de l'épidémie. Nous prenons aussi cela très au sérieux. C'est la raison pour laquelle nous nous y préparons dès maintenant".

BELGA

La Commission propose une stratégie de sortie coordonnée pour l’UE

La présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen (photo), présentera ce mercredi une stratégie de sortie des mesures de confinement coordonnée entre les États membres, afin d'éviter que les Vingt-sept ne sortent de la crise du coronavirus dans le même désordre qu'ils y sont entrés.

Alors que plusieurs pays ne savent pas encore quand ils pourront alléger leurs mesures de confinement, l'Autriche et le Danemark ont déjà averti la Commission et les autres États membres de la levée progressive de leurs mesures. Ces signalements préalables constituent "un bon premier pas" dans la nécessaire coordination des mesures, a commenté mardi le porte-parole en chef de la Commission, Eric Mamer.

Lorsque la pandémie touché le continent, les États membres ont réagi en ordre dispersé, certains fermant leurs frontières, d'autres refusant d'exporter du matériel médical, mettant à mal la solidarité européenne. Le 26 mars dernier, les États membres avaient chargé Ursula von der Leyen et le président du Conseil, le Belge Charles Michel, de préparer une stratégie de sortie coordonnée, ainsi qu'un plan de relance et d'investissements. La stratégie de sortie sera adoptée ce mercredi par la Commission. Elle contiendra "des orientations, une vision de la manière dont les États membres devraient mettre en œuvre de manière coordonnée des mesures de sortie progressive du confinement".

Mercredi, les commissaires discuteront aussi du plan de relance et d'investissement, au lendemain d'une réunion des ministres des Finances ce mardi qui devait clarifier la réponse socio-économique de l'UE à la crise. Selon la Commission, ce plan de relance devrait se fonder sur le budget pluriannuel de l'UE (2021-2027), sur lequel les Vingt-sept ne sont pas parvenus à s'accorder avant la crise. L'exécutif y voit l'outil adéquat pour s'assurer que les investissements touchent l'ensemble des pays de l'Union, dans la perspective d'une "relance homogène".