La production des frites nettement ralentie par la crise sanitaire

Le secteur de la pomme de terre belge souffre aussi de la crise du coronavirus, alors que la Belgique s'illustre dans l'exportation de produits surgelés à base de tubercules. La production et les ventes dans les supermarchés s'effondrent. Les frites s'accumulent dans les rayons surgelés et de nombreux fabricants sont au point mort. Les producteurs de pommes de terre risquent de perdre 200 millions d'euros, signale ce mercredi la presse flamande.

La crise frappe toute la chaîne, de l'agriculteur à l'entreprise de transformation. Les producteurs de pommes de terre vont se retrouver avec un million de tonnes de tubercules invendables, a calculé la fédération du secteur Belgapom.

L'exportation, qui représente 90% des ventes belges de frites surgelées, est durement frappée elle aussi. Les services de restauration sont fermés dans de nombreuses régions du globe et les évènements sportifs et festivals sont annulés, entraînant une diminution de la consommation de paquets de frites.

Pour les fabricants comme Clarebout Potatoes, Agristo et McCain, l'année 2020 risque d'être synonyme de grosses pertes.

Des espaces supplémentaires de stockage

L’entreprise de transformation de pommes de terre Aviko à Proven près de Poperinge voit par exemple sa production réduite de moitié. "Notre production de frites est partiellement à l’arrêt. Nous continuons à produire les autres spécialités de pomme de terre, mais à un rythme plus lent parce que nos travailleurs doivent rester à une distance sure les uns des autres", indique le directeur Philippe Debruyne.

Les entrepôts surgelés sont remplis à craquer de frites. Aviko a trouvé des hangars supplémentaires pour conserver sa marchandise. Chez Agristo à Hulste, près de Harelbeke, plusieurs lignes de production sont à l’arrêt. Et l’entreprise recherche aussi des espaces supplémentaires pour conserver ses frites surgelées.

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