Des chercheurs anversois développent un appareil qui permet d’examiner des patients à distance

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Anvers a développé un système de stéthoscope à distance qui permet de réaliser des examens pulmonaires sans entre en contact direct avec les patients. "Nous pouvons ainsi examiner plus de personnes, tout en diminuant le risque de contamination encouru par les médecins", explique le chef du projet de recherche, Jan Steckel.

Pour assurer le suivi des patients atteints du Covid-19, des examens pulmonaires doivent être régulièrement réalisés. Ces contrôles constituent un véritable défi pour le personnel médical, l’usage d’un stéthoscope augmentant les risques de contamination.

Lors de chaque contrôle, les médecins doivent ainsi enfiler une combinaison stérile avant d’entrer dans la chambre d’un patient, et doivent par la suite à nouveau se changer et se désinfecter les mains avant de visiter un autre patient.

C’est dans le but d’améliorer les conditions de sécurité et des interventions médicales que l’équipe de l’Université d’Anvers a développé ce système de stéthoscope à distance. Il permet ainsi de contrôler les poumons des patients sans entrer en contact direct avec ces derniers.

Plus rapide et plus efficace

Le système est constitué d’une série de stéthoscopes digitalisés qui sont fixés sur le corps du patient et reliés à un ordinateur se trouvant dans le cabinet du personnel médical.

"Outre l’amélioration de la sécurité du personnel, le système nous permet aussi d’être plus rapides et de pouvoir aider davantage de personnes", indique le chef du projet, Jan Steckel. "Par ailleurs, les médecins peuvent consulter ensemble un patient et l’évaluer conjointement. Ils peuvent même comparer les résultats durant une certaine période et évaluer la progression des patients, le tout sans avoir de contact direct avec eux", précise-t-il.

Des tests sont actuellement réalisés au sein de l’Hôpital universitaire d’Anvers. Si tout se déroule comme prévu, ils pourront être déployés lors des prochaines semaines. D’après Jan Steckel, une fois l’étude achevée, le nouveau système pourra être proposé comme une solution en ‘open source’ pour aider les médecins ailleurs dans le monde.