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Dès ce lundi, les écoles flamandes enseigneront de nouvelles matières, à distance

Le retour sur les bancs scolaires n’est pas encore à l’ordre du jour en cette fin de vacances de Pâques. Les classes garderont en effet leurs portes fermées pour une période d’au moins deux semaines. Dès ce lundi, les instituteurs dispenseront toutefois de nouvelles matières à leurs élèves. Une nouveauté depuis le début du confinement en Flandre.  

De nombreux enseignants ont travaillé dur, ce week-end encore, pour préparer cette rentrée particulière et organiser la reprise des leçons. Celles-ci seront désormais données à distance.

Jusqu’ici, les élèves recevaient principalement du travail à réaliser à la maison, afin d’assurer un maintien de leur niveau. Fin mars, le gouvernement flamand avait toutefois annoncé que si la période de confinement se prolongeait après les vacances de Pâques, les écoles allaient devoir recourir à la méthode du "pré-enseignement" (preteaching) pour de nouvelles matières. Cette décision avait été prise à la suite d’une concertation avec le secteur.

En cas de réouverture des écoles lors des prochains mois, les matières en question seront à nouveau reprises en classe pour s’assurer de leur assimilation.

Une attention particulière sera en outre accordée aux élèves qui n’ont pas accès à un ordinateur ou à internet. Certaines écoles mettront ainsi à disposition leur local d’informatique pour permettre à ceux qui en ont besoin de venir y travailler. Le nombre d’écoliers présent y sera limité, tout comme le nombre d’heures prestées.

Weyts veut se préparer à une réouverture

Le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA), a annoncé la semaine dernière qu’il entendait présenter aux autorités fédérales une proposition établissant les conditions à suivre dans l’optique d’une réouverture des classes.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire dominical De Zondag, il esquisse les grandes lignes de sa proposition.

Celle-ci prévoit notamment une diminution du nombre d’élèves par classe, des temps de récréation séparés, une période d’examens plus courte, des évaluations jusqu’au 3 juillet si nécessaire, et l’organisation d’écoles d’été ouvertes aux élèves qui le désirent.

Le ministre rappelle cependant qu’il ne s’agit là que de lignes directives, et que les écoles sont autonomes et libres de choisir les mesures qu’elles veulent.