Bart De Wever réclame d’urgence un plan de sortie de crise

Le président de la N-VA, Bart De Wever (N-VA), réclame d'urgence un plan de sortie global pour relancer l'économie. "Nous sommes à la traîne sur ce point, par rapport à ce qui se fait à l'étranger", a-t-il déclaré ce lundi matin dans l’émission "De ochtend" (VRT). "L'économie et la santé sont liées. Nous devons veiller à ce que la réaction à la crise, dans la durée, ne cause pas plus de dégâts que la crise elle-même". Bart De Wever déclare également être disposé à négocier la formation d'un nouveau gouvernement fédéral en juin.

Pour l'instant, on ne sait pas encore très bien quand et comment la vie économique pourra redémarrer réellement dans notre pays. Les mesures de confinement ont été maintenue jusqu'au 3 mai au moins. Un nouveau Conseil national de sécurité devrait apporter plus de clarté ce vendredi.

Le bien-être des prochaines décennies sera décidé dans les prochains mois

"Le temps presse", souligne le président de la N-VA. "Il est urgent de mettre en place un plan de sortie global pour relancer l'économie en toute sécurité. Le bien-être des prochaines décennies sera décidé dans les prochains mois".

Bart De Wever veut qu'il y ait "une perspective". "Je ne demande pas une date, mais le plus tôt sera le mieux. Nous sommes en retard, d'autres pays comme les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Autriche sont beaucoup plus avancés que nous dans leurs plans de sortie de crise".

"Sacrifier la prospérité économique coûtera aussi de nombreuses années de vie en bonne santé", ajoute Bart De Wever. "Rien n'est plus faux que l'opposition entre l'économie et la santé.  Nous devons veiller à ce que la réaction à la crise, dans la durée, ne cause pas plus de dégâts que la crise elle-même". C'est un réel danger si vous laissez la peur dominer. Je comprends cela, c'est une crise sans précédent et il y a une peur panique. Mais nous devrons surmonter cette peur. Si nous n’avons pas une forte prospérité, nous ne pourrons pas disposer de soins de santé solides".

Le plan de sortie devra être échelonné, reconnaît De Wever, qui espère plus de clarté vendredi. Mais il sera difficile de rattraper d’autres pays, prévient-il. "Si nous restons dans l'immobilisme, nous allons perdre des parts de marché."

De Wever pointe un "déséquilibre" au sein du groupe d'experts

Dans notre pays la stratégie de sortie de confinement (exit strategy) est préparée par le GEES, un groupe d'experts, composé de virologues mais aussi de personnes d'horizons divers. Bart De Wever est critique quant à sa composition. "Je le trouve quelque peu déséquilibré. Il aurait dû être plus économique". L'expertise est très importante, mais ce sont les politiciens qui ont la tâche de prendre les décisions, souligne De Wever.

"Je suis disposé à discuter de la formation d’un nouveau gouvernement"

Le président de la N-VA souhaite également s'asseoir à nouveau à la table des négociations en juin pour former un gouvernement fédéral "à part entière".

Le gouvernement actuel de Sophie Wilmès a obtenu des pouvoirs spéciaux, un système qui sera évalué en juin. La N-VA n'est pas favorable à la prolongation de ces pouvoirs spéciaux. Il y a quelques jours, le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover a déclaré qu'il voyait "très peu de raisons" de prolonger ce système. Et selon Bart De Wever, "l’enveloppe des pouvoirs spéciaux est vide".

"Nous sommes prêts à faire des compromis, mais à partir de notre logique et du programme que nous considérons comme important". Sinon, il n'est pas nécessaire de le faire", ajoute De Wever. Il tend la mains aux présidents des partis flamands pour qu'ils soient solidaires et "ne tombent pas dans les abîmes du PS et d’Ecolo". Il se réfère au scénario d’une coalition Vivaldi, dans lequel le gouvernement actuel serait élargi pour y inclure les socialistes et les verts.