Sophie Wilmès et Marc Ranst déplorent les fuites dans la presse du rapport du GEES

La Première ministre Sophie Wilmès (MR) regrette qu'une première version des recommandations du groupe d’experts en charge de l'exit stratégique (GEES) ait fait l'objet d'une fuite dans la presse mercredi. Le virologue Marc Van Ranst, qui fait lui-même partie de ce groupe d'experts, a également déploré cette fuite.

Dans son édition de ce mercredi, le journal Le Soir publie des détails sur les propositions du groupe d'experts qui doit préparer la stratégie de sortie de crise du coronavirus. Il s'agit encore d'une version provisoire. Ce vendredi, le Conseil national de sécurité se réunira pour examiner un éventuel assouplissement d'un certain nombre de mesures. Ainsi à partir du 4 mai davantage d'entreprises seront autorisées à rouvrir leurs portes et une visite familiale sera autorisée. 

"Nous regrettons cette fuite. Les défis qui nous attendent sont trop importants pour présenter à la légère des informations non-validées", a-t-on réagi au cabinet de la Première ministre. "Les réunions sont toujours en cours, y compris au niveau des experts eux-mêmes. Une prudence extrême est donc requise. Les réponses viendront vendredi, pas avant", y a-t-on ajouté.

Le virologue Marc Van Ranst trouve également cette fuite dans la presse très regrettable. Il a déclaré à la VRT-radio qu'il s'agissait encore d'une version provisoire. "Il est particulièrement regrettable qu'une version provisoire du document circule maintenant. Cela est fait par des gens qui veulent vraiment anéantir tous nos efforts".

"Je mets ma main au feu : cette fuite ne vient pas du groupe d'experts. Ce document a été partagé avec des personnalités du monde politique et tout d’un coup il est révélé par un journal francophone. C'est très irresponsable, nous ne ferons pas de commentaires sur le contenu".

A la Chambre, Kristof Calvo (Ecolo-Groen) a quant à lui demandé à la Première ministre qu'une enquête soit menée afin de déterminer l'origine de la fuite. "Qu'il y ait une fuite sur un tel document est criminel. Nous avons besoin de sérénité et de clarté. Une enquête sur ce genre de chose est exceptionnelle mais nous devons faire un exemple", a-t-il estimé.