Les gardes forestiers sur le qui-vive suite au risque d’incendie dans le Limbourg

Le risque d'incendie dans les réserves naturelles du Limbourg reste élevé et le code rouge est toujours en vigueur. C'est la raison pour laquelle les gardes forestiers placent désormais des hommes sur les tours de garde et les terrils dans les réserves naturelles. Depuis ces hauteurs, ils peuvent surveiller l'ensemble du nord du Limbourg.

Nous possédons trois tours de guet dans les bois, dans lesquelles nous pouvons grimper pour surveiller les départs de feu dans les environs", explique Gui Winters de l'Agentschap Natuur en Bos.

"En outre, nous possédons également un certain nombre d’accès au terrils qui sont beaucoup plus hauts. Ces terrils dépassent les 100 mètres de haut. Cela nous permet de voir l'ensemble du nord du Limbourg. Ces terrils et ces tours de guet sont occupés alternativement en fonction du risque dans certaines zones.
Marnix Ramaekers est installé sur le terril de Zolder. "Avec une bonne visibilité, nous pouvons garder un œil sur l'ensemble du Limbourg depuis les trois tours d'observation", dit-il. "Si un incendie se déclare, nous contactons d'autres pompiers. Nous rassemblons nos données et déterminons ainsi exactement où les pompiers doivent intervenir.

Les tours de guet et les terrils sont occupées à partir de midi ces jours-ci. "Il doit y avoir suffisamment de visibilité pour pouvoir balayer l'horizon", explique Giu Winters. "La plupart des incendies se déclenchent pendant la journée. De plus, des gardes forestiers sont présents en permanence sur le site, du matin jusqu'à tard dans la nuit".

Le "code rouge" c'est du sérieux

A l'Agentschap Natuur en Bos, on continue d’être très inquiet. "Le code rouge, c’est du sérieux", déclare Gui Winters. "Cela n'arrive pas tous les ans, et certainement pas au printemps. Le temps est resté très sec pendant très longtemps. La saison de végétation ne fait que commencer. Il y a donc encore beaucoup de brindilles sèches dans la nature. Et c'est un carburant parfait".

Le fait que le feu puisse toucher les réserves naturelles ici a déjà été démontré cette année. "Nous avons déjà eu des petits feux ici et là. Cela s'est produit à la lisière des forêts, où le vent a un peu moins de liberté. Heureusement, les pompiers l'ont maîtrisé à temps. Jusqu'au code rouge, nous conseillons aux randonneurs de rester à la lisière de la réserve naturelle.

La réserve naturelle De Liereman ravagée par un incendie

Mercredi les flammes ont ravagé 167 des 500 hectares que compte la réserve naturelle De Liereman à Oud-Turnhout dans la province d’Anvers. Les dégâts exacts doivent encore être déterminés.

De Liereman est l'une des plus anciennes réserves naturelles de Belgique. S'y trouvent essentiellement des arbres, des landes et des marais. Elle abrite des plantes telles que la myrte des marais ou l'erica, ainsi que des espèces animales vulnérables, à l'instar du courlis cendré et de l'engoulevent d'Europe, deux espèces d'oiseaux, ou encore du crapaud calamite.
 

Les plus consultés