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Confinement oblige, les jeunes font la grève en ligne pour le climat

Le mouvement de jeunes militants pour le climat Fridays for Future, mené par l'activiste suédoise Greta Thunberg (photo, au centre), a lancé ce vendredi matin sa grève mondiale en ligne pour dénoncer "les failles sociales, économiques, environnementales et sanitaires de notre système". Les Belges de Youth for Climate, dont Adélaïde Charlier en tête de file, y participent.

Le programme se compose d'ateliers, webinaires, performances en direct sur Facebook et manifestations en ligne. L’ONG internationale Greenpeace tiendra une conférence numérique à 13h. L'organisation de défense de l'environnement demande, notamment, à la Première ministre belge Sophie Wilmès que les professions essentielles soient revalorisées, en particulier les "héros silencieux dans les hôpitaux, les établissements de soins et les supermarchés, les travailleurs dans le domaine de la garde et de l'éducation des enfants".

L'ONG plaide aussi pour qu'aucun soutien ne soit accordé "aux entreprises et aux activités qui vont à l'encontre de l'accord de Paris sur le climat et des plans européens et internationaux pour la préservation de la biodiversité". Elle exige que le soutien financier aux entreprises serve d'abord "à protéger leurs employés, et non à distribuer des bénéfices aux actionnaires", que le soutien à l'aviation, à l'industrie automobile et à d'autres industries polluantes ou consommatrices d'énergie ne soit possible que si ces entreprises s'engagent à "atteindre des objectifs climatiques ambitieux au moyen de plans concrets". Enfin, Greenpeace invite à aider et promouvoir "les petits agriculteurs et les réseaux alternatifs locaux d'alimentation".

La coupole d’ONG belges 11.11.11 tiendra de 14h à 15h sa seconde "séance de solidarité" par visioconférence. Le rendez-vous donnera la parole aux activistes de la plate-forme et à ses partenaires belges et étrangers. Enfin, à 17h, le climatologue bruxellois Jean-Pascal van Ypersele donnera une conférence en ligne, accessible sur les réseaux sociaux du mouvement. Il abordera les liens entre la pandémie de coronavirus et la crise du climat, ainsi que la relance qui suivra l'épidémie.

"Nous faisons appel aux citoyens pour nous rejoindre sur ces actions", exhorte Adélaïde Charlier. "Il faut lutter tout en respectant les règles de confinement. La crise du coronavirus ne fait pas disparaître la crise du climat. Le Green Deal doit être le pilier pour relancer la société post-corona. Si nous ne le faisons pas maintenant, nous n'arriverons jamais à respecter les accords de Paris. Nous demandons aux politiques de réfléchir avant de financer certains domaines", plaide la jeune étudiante namuroise.

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